Mettre un peu de soleil dans la grisaille d’avril avec un coco kinder #mamankinder

Le mois d’Avril se termine aujourd’hui et ce serait mentir que de dire que ça m’attriste. J’aurais même envie de dire “Enfin!!!”.

fleur d'avril

Avril a été long. Très long. Vraiment long! Ce mois-ci, à l’exception de quelques beaux jours ensoleillés, a été plutôt gris. Il faut dire que le mois a été marqué par une gastro assez terrassante pour Bébé Fille. On s’est compté bien heureux de ne pas l’avoir. Il n’y a que Princesse qui semble ne pas avoir été épargnée. Ensuite, il y a eu un décès dans la famille. Et un autre décès qui n’a rien à voir avec notre famille, mais qui vient quand même chambouler nos projets. Ajoutons à ça la montagne de stress qu’on a tous sur les épaules. J’ai beau essayé d’en enlever des épaules de mes enfants, reste qu’ils en ressentent beaucoup.

Bref, un mois assez merdique vient de s’écouler. Et, on aimerait bien l’oublier. Heureusement que mes 4 amours arrivent à apporter un peu de soleil dans notre quotidien!

Je voulais trouver une façon de remercier mes amours… je me suis dit que c’était un bon moment sortir un chocolat KinderMD Surprise.

lapin kinder surprise #kindermaman

Les chocolats de KinderMD sont comme de petits soleils dans la maison. Même les plus grands ont un plaisir fou à trouver les petites surprises dans les œufs en chocolat. Dernièrement, nous sommes même tombé sur un jouet “Hello Kitty”. C’est juste… trop cute! (Hello Kitty a été trouvée dans un œuf KinderMD Surprise de  100g) Bébé Fille joue sans cesse avec le personnage et les petits meubles.

Kinder surprise Hello Kitty 2015

Ce soir, donc, ce sera soirée cinéma-pizza-kinder avec les enfants afin de souligner la fin de ce long mois (ainsi que la journée pédago de demain! Yé, une journée de congé!). On essaie d’oublier les dernières semaines et on repart à neuf avec le mois de mai.

N’oubliez pas d’aller faire un tour sur la page Facebook de KinderMD Canada. Il y a toujours de nouveaux jeux en ligne et des concours.

AVERTISSSEMENT ou DÉMENTI : Je suis un/une #KinderMaman qui fait partie de l’équipe d’influenceurs de KINDER; vu mon affiliation avec Kinder Canada, j’obtiens des avantages spéciaux et des produits. Toutes les opinions énoncées sont les miennes.

Le premier jour après la dépression

C’est enroulé dans mon doudou que je tente de faire un retour sur ma première journée de travail. Je savais que ce n’aurait pas été facile. Je ne voulais pas me faire de fausses attentes. J’ai aussi essayé de ne pas anticiper le pire.

le premier jour après la dépression retour au travail.jpg

Après cette première journée, je ne sais toujours pas si je suis revenu trop tôt ou non. Est-ce que j’étais prête? Je ne sais pas plus. Je ne pense pas. Mais, je suis rendu là. Je dois avancer. Je réalise que je ne suis pas “guérie” comme je le croyais. Ça va me demander encore beaucoup de temps et de travail sur moi-même. J’espérais tellement que tout se passe parfaitement. J’espérais que mes émotions ne prendraient pas le dessus. Je me croyais plus forte, je crois. Ne vous en faites pas. La journée était bien. Je n’ai pas fait d’erreur. Je n’ai pas éclaté en sanglots. Je n’ai pas paniqué. Je n’ai rien fait de mal. Aux yeux de tout le monde, j’allais merveilleusement bien. C’est à l’intérieur que tout se jouait. C’est dans ma tête, dans mon corps, dans mon cœur que tout n’allait pas bien par moment. Je sentais que je devais me concentrer deux fois plus que de coutume pour accomplir mes tâches habituelles. Les filles avec qui je travaillais m’ont laissé des bébés faciles, peu de chose à faire, mais qui m’a tellement demandé de temps. Je faisais beaucoup de pas inutilement. Je me cherchais. Je réalisais après avoir terminé une chose que j’en avais oublié une. Moi qui suis celle qui aide toutes les autres habituellement, je n’ai pu aider personne. J’ai dû accepter de l’aide. C’est difficile à accepter.

Je sais que je pars de loin et de très bas. Je sais que je dois apprendre à nouveau à fonctionner avec les limites que je me suis découvert. Je sais tout ça. Mais, j’aurais aimé que ce ne soit pas si difficile physiquement et moralement.

Quand on revient après si longtemps, on doit faire face à tous ces gens si différents. J’ai vu le visage de certains. J’ai entendu des choses. J’ai vu des choses. J’ai réalisé des trucs aussi. J’ai vu des gens qui me regardaient comme si j’allais craquer devant eux. Le sentiment n’est pas agréable. J’ai vu les pessimistes, ceux qui font tout pour nous montrer notre univers sous son mauvais jour. Il y a ceux qui n’avaient même pas remarqué mon absence. Il y a ceux qui sont si accablé par leur malheur qu’ils ne réalisent pas que je ne suis pas assez forte pour les écouter. Il y a ceux qui sont compréhensifs qui me laissent du temps et me disent de prendre mon temps. Il y a les optimistes qui ne comprennent pas la souffrance que j’ai ressenti et qui n’est pas si loin et me disent que tout va bien dans le meilleur des mondes.

Sur l’heure du diner, j’ai trouvé difficile de me retrouver avec autant de monde. Tout le bruit, tout le bavardage. Depuis des mois, je mange seule avec mon amoureux et parfois vraiment seule. La plupart de mes journées se déroulent sans bruit, sans télévision d’allumée et même sans musique. Je suis bien dans le silence. De me retrouver avec 7 femmes pour manger, la radio allumé sans oublier les moniteurs des nouveau-nés, la ventilation, les parents qui discutent et le téléphone qui sonne… ça fait beaucoup de monde, beaucoup de stimulation. J’ai souvent senti les larmes montées quand je me retrouvais seule avec moi-même. J’ai pris beaucoup d’énergie pour me contrôler. Chaque heure me paraissait interminable. Mais, j’ai survécu! J’ai passé à travers ma journée et j’en suis fière malgré tout. Je savais que ce serait difficile, mais ce matin je suis moins fatiguée. Je n’ai rien de prévu, rien de planifié. Je prends ça une heure à la fois. Une journée à la fois. Je vais y arriver. Je garde le focus sur mon prochain rendez-vous médical. On en discutera là et s’il le faut, je ne ferrais pas plus de 3 jours pendant un certain temps…

La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute. »  de Confucius

Rendez-vous pour planifier mon retour au travail

C’est maintenant le jour J. Mon rendez-vous médical où l’on va discuter de mon retour au travail est chose du présent. L’époque où juste l’idée d’en parler m’angoissait est derrière moi. Oh, ça me stresse encore… mais d’une manière différente. Je crois que ça va me faire du bien de retourner voir des collègues, des amies, les patientes, les nouveau-nés, mais après avoir été en maladie pendant 5 mois, c’est stressant de retourner là-bas! Et si je n’étais pas prête? Et si j’avais tout oublié? Et si j’avais à me justifier? Et si, je replongeais? Et si… Des si, y’en a tout plein.

rendez-vous pour planifier le retour au travail après la dépression.jpg

Tant que j’étais encore “loin” de mon rendez-vous, je me sentais confiante. Je me disais que j’étais prête. Que tout irait bien, que j’avais hâte de me sentir utile, de gagner mes sous sans dépendre d’une assurance-salaire. Je sais, je suis quand même très chanceuse de bénéficier de cela, mais… j’ai quand même hâte de gagner ma vie.

Je crois aussi que c’est l’inconnu qui m’angoisse. Comment est-ce que le retour va se dérouler? Est-ce que la routine va revenir rapidement? Est-ce que ce sera encore aussi bordélique à l’hôpital? Je sais que mon médecin va “interdire” que je sois obligé de faire du temps supplémentaire pendant un moment, mais quand même. Comment est-ce que je vais me sentir quand je vais voir des amies être obligé de rester pour un autre 8 heures alors que moi, j’ai un petit papier médical qui me permet de rentrer à la maison? Comment est-ce que je vais gérer de ne pas être plus présente à la maison? Comment est-ce que je vais gérer le fait de me lever à nouveau à 5h du matin, 5 jours semaine? Comment est-ce que ce sera de retourner travailler un weekend sur deux? De ne plus avoir de temps pour moi? Je sais, je sais. Je vais y retourner à temps partiel pour un moment, mais quand même… un jour, il faudra bien que je recommence à faire du temps complet. Et si je n’étais pas en néonatalogie pendant un bon moment? Et si, je devais faire que de l’obstétrique? J’suis une fille de pouponnière… c’est ça ma vie…

Je sais, je me stress avec n’importe quoi. Je cherche n’importe quelle défaite pour angoisser encore plus. Tout va bien se passer. Je vais passer à travers tout ça comme j’ai passé à travers tout le reste. Je suis forte. J’ai déjà été absente plus longtemps avec mon congé parental et la fameuse routine a repris son cours beaucoup trop vite… Un jour à la fois et tout va bien se passer.

Au jour le jour

Cette semaine, je prends ça au jour le jour. Nous avions fait notre gros ménage en compagnie des enfants pendant le weekend. J’ai donc eu beaucoup de temps pour moi cette semaine. Comme je recommence à travailler prochainement, j’ai décidé de profiter du temps qui me reste à flâner. Je lis beaucoup comme vous pouvez le constater avec mon défi lecture qui avance rapidement. Je fais des siestes. Dieu que ça fait du bien! Quand je n’ai pas à me lever pour les enfants, je dors une dizaine d’heures par nuit! Je dors, je dors et j’aime ça! Je regarde des films, des séries télévisées. Je prends du temps pour moi.

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La semaine prochaine, je revois mon médecin. Il faut commencer à penser à mon retour au travail. Je ne peux pas rester à la maison pour toujours quand même! J’ai quand même hâte de revoir mes amies et collègues de travail. J’ai hâte de prendre un nouveau-né. J’ai écouté l’émission “Soins intensifs – Auprès des nouveau-nés” et, ça m’a fait réaliser que ça me manque plus que je ne le crois. Bien sur, le fait de savoir que je vais y retourner à temps partiel aide beaucoup aussi. Travailler deux ou trois jours semaines sera surement très plaisant. J’appréhende le retour à temps complet, mais il semblerait que ce ne sera pas pour bientôt. Voyons vois comment je vais me débrouiller.

Et bien sur, j’ai déjà hâte d’être à nouveau enceinte pour penser au congé parental!