Fiction ou réalité

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Hier soir, j’ai écouté l’épisode de la semaine de La Galère. Je suis un fan fini de cette série. Je l’ai malheureusement découvert sur le tard. Je crois qu’ils étaient rendus à la deuxième ou troisième saison quand je suis tombé dans le coffret. J’ai accroché en peu de temps.

Quand je visionne un épisode, j’ai l’habitude d’aller sur la page Facebook de la série pour lire les commentaires des gens. Cette semaine, je dois avouer que j’ai été particulièrement interpelé par les commentaires (assez) intenses sur la protection de la jeunesse. Pour faire un résumé de l’épisode (ne pas lire si vous avez l’intention de l’écouter prochainement!), Mimi doit faire la rencontre avec une travailleuse sociale de la DPJ suite à une plainte faite à l’hôpital. Mimi en parle à son amie Claude, qui dans la passé, a fait plusieurs familles d’accueil. Celle-ci la fait paniquer assez rapidement et encourage Mimi à se cacher de la TS. Malgré tout ça, Mimi prend la décision de contacter la travailleuse sociale qui la cherche et accepte que sa fille passe quelques tests. Suite aux examens médicaux, la DPJ prend la petite fille pour la nuit afin d’évaluer les capacités parentales de la maman.

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C’est suite à cet épisode qu’une grosse discussion a débuté sur la page Facebook. Plusieurs argumentent sur le fait que la travailleuse sociale saute aux conclusions trop rapidement, que cela n’a pas de sens qu’elle amène la petite fille sans siège d’auto dans un taxi. Bien entendu, dans une telle circonstance, tous ceux qui ont eu une mauvaise expérience avec la DPJ affirment que ce sont toutes des incompétentes sans oublier ceux qui parlent au travers de leur chapeau!

Pour ma part, je ne suis pas d’accord. Je vous invite à aller lire les commentaires des gens. J’ai vraiment 592974-mimi-brigitte-lafleur-galereété offusquée par certaines personnes! La plupart font tout un plat parce que la TS part avec le bébé dans un taxi sans le mettre dans un siège d’auto. Bon. Dans la vraie vie, la plupart du temps, la travailleuse sociale arrive à l’hôpital avec sa voiture et son siège d’auto. Il arrive même que l’on garde le bébé un jour de plus, le temps que la DPJ trouve une famille d’accueil. On s’entend que la Galère est une série télévisée?? Le siège est un détail et surtout, selon la loi, non obligatoire. Elle doit agir en urgence. Elle a un doute sur les capacités parentales, craint pour la sécurité de la petite Manu. Même le médecin confirme ses impressions selon les résultats d’examen. Je suis infirmière et je travaille avec des bébés à tous les jours. Des cas particuliers, j’en vois TOUS les jours dans le cadre de mon travail. J’ai vu des toxicomanes, des mères avec retard intellectuel, des itinérantes, des mamans incarcérées, des femmes de milieux défavorisés et d’autres de milieux très aisés. Bref, j’ai vu de tout. J’ai vu des alertes de la DPJ pour des femmes qui ont l’air parfaites. Il arrive qu’en tant que professionnel, on a un feeling. Il y a quelque chose qui cloche. La famille est trop méfiante. On en parle avec notre travailleuse sociale qui va faire une évaluation de la famille. Si elle a le même feeling ou selon ce que la famille lui raconte, elle peut aussi contacter la DPJ pour voir s’il n’y aurait pas eu une histoire dans le passé avec eux. Dans la majorité des cas, on se rend compte qu’il y a effectivement déjà un signalement pour un autre enfant!

Parfois, on se fait dire non et on envoi un message au CLSC afin qu’une infirmière aille faire un petit tour au retour de la maison. La job des intervenants en santé et de la protection de la jeunesse est la protection des enfants! Le but n’est pas de détruire une famille. Il est rare qu’un enfant soit retiré de la famille! Même si les parents consomment des drogues, les bébés quittent avec eux! Il faut que le milieu soit inadéquat, que la santé de l’enfant soit en jeu ou sa sécurité. En regardant l’épisode, sincèrement je n’ai pas trouvé que la TS était zélée. Loin de là. Prenons point par point l’histoire de Mimi. D’abord, elle arrive à l’hôpital en disant être tombé sur sa fille pendant un cours de salsa. clip_image002Ok. C’est possible! Et surtout vérifiable. Mais on s’entend qu’elle racontait n’importe quoi, semblait très nerveuse. Pourquoi ne pas avoir amené le papa de Marguerite pour valider ses dires? Quand le médecin trouve les ecchymoses sur les cuisses de sa fille, elle semble encore plus s’embrouiller dans ses propos. Déjà là, ça semble louche. Et, quand elle commence à avoir des doutes, elle engueule l’infirmière, se sauve avec sa fille en panique. J’suis désolée, mais n’importe qui de l’extérieur trouve cette maman bizarre, impulsive et c’est inquiétant pour le bébé! Ensuite, elle se sauve pendant quelques jours et lorsque la TS frappe à la porte, personne ne répond. Même pas aux enfants qui sont à l’extérieur. Si on tient compte des propos des enfants, moi aussi je me serais questionné sur ces 4 mamans monoparentales qui vivent ensembles. L’attitude de Claude n’aide en rien Mimi. C’est même très louche. Ensuite, vient la visite médicale. Le médecin trouve un hématome derrière la tête de l’enfant. Un hématome, ce n’est pas juste un petit bleu. Ça sous-entend que la petite a reçu un bon coup derrière la tête. Oui, ce peut-être une chute. Mais dans les circonstances que les médecins et la TS prennent connaissance de cette information, je crois qu’il est légitime de croire que c’est louche.

Il semble être très tard le soir quand la TS prend la décision de placer la petite pour la nuit. Elle offre quand même à Mimi de trouver quelqu’un dans son entourage pour prendre la petite. Chose qui arrive très souvent! Probablement que le lendemain, elle va prendre contact avec l’école de salsa pour avoir une version des faits d’une personne en dehors de l’entourage de Mimi. Elle va contacter la garderie de la petite Manu et, rencontrera la mère en entrevue. La conclusion sera surement que la petite peut retourner avec la maman et de l’aide leur seront peut-être même offert! Du moins, ce serait tout à fait logique que ça se déroule comme ça! Je ne crois pas qu’il faut crier au scandale quand une TS fait son travail! Elle tente juste de faire au mieux avec l’information qu’elle détient. Comme on essaie tous de faire notre job au mieux de nos connaissances! Des zélées, il y en a partout. Ce n’est pas parce que c’est la DPJ que c’est pire qu’ailleurs.

Quand j’ai personnellement eu à faire face à la DPJ pour mes enfants (plainte faite pour mon ex), la TS a été honnête avec moi. Elle n’est pas venue chercher les enfants, car la journée où ils ont eu la plainte, les petits étaient avec moi. Ils les savaient en sécurité. Advenant qu’ils auraient été chez leur père et que la plainte avait été faite pour lui, elle serait allée les chercher pour venir me les porter. Ensuite, ils auraient évalué la nécessité d’unclip_image003 placement ou non.

La Galère, c’est une série tiré par les cheveux. Tout y est extrême depuis le début de la série. Est-ce qu’on devait s’attendre à moins de la part de Renée-Claude sur ce sujet? Je ne crois pas! Je ne crois pas que l’auteure mérite tous les commentaires qui ont été écrits sur sa page Facebook. Sincèrement, j’ai bien hâte de voir la suite!

Note : les images sont de la série télévisée La Galère. Pour visionner l’épisode en question, consulter le site de Tou.tv.

à 32 ans, est-ce que je suis une adulte maintenant?

Cette semaine, j’ai fête mon 32e anniversaire. J’ai beau avoir franchi le cap de la trentaine depuis maintenant deux ans, je me pose encore la question. Quand est-ce qu’on se sent comme un adulte? Quand est-ce que je vais avoir l’impression d’être comme tous ces gens que je croise et qui semblent si sûr d’eux. Ces adultes qui semblent savoir où ils vont dans la vie.

à 32 ans est-ce que je suis un adulte

J’ai encore un ou deux toutous sur mon lit. J’aime les petits trucs mignons et tout mini. J’aime dessiner, colorer. J’aime lire des romans d’adolescente et des romans à l’eau de rose. J’aime passer du temps devant mon ordinateur. J’aime regarder les images dans les livres d’enfants. J’aime encore autant l’arc-en-ciel, les étoiles filantes et les cirques. J’aime aller au zoo. J’ai encore beaucoup de difficulté à conserver la maison ordonnée. Je suis toujours incapable de plier un drap contour. C’est faux. J’y arrive, mais je n’arrive pas à plier deux draps contours de la même façon! Ça finit toujours par ressembler à un gros tas de couverture.

Je travaille. Je gagne ma vie. Je suis une maman à temps complet. J’ai deux enfants qui deviennent grands. Je suis une infirmière. Je suis une professionnelle. Je suis responsable. Je suis propriétaire de ma demeure. J’ai un prêt hypothécaire. Je n’ai plus de dettes ou à peine. Je fais l’épicerie. Je pense à aller chercher du lait pour mes enfants. J’habille mes enfants. Je suis une amoureuse. Je suis une femme.

Est-ce que je me sens vieille? Est-ce que je me sens adulte? Si je veux être honnête avec moi-même, la réponse est non. Je sais que je n’ai plus vingt ans. Mes goûts et mes intérêts ont changés. Mais, je n’ai pas encore l’impression d’être une grande personne comme je l’imaginais quand j’étais plus jeune.

Et en même temps, je me dis que c’est peut-être ça être adulte. Que dans notre tête, dans notre intimité, on ne réalise jamais vraiment que l’on vieillit. Notre apparence change, notre façon de voir les obstacles changent. Mais, nos peurs, nos faiblesses, ce qui nous anime, ce qui nous rends heure… bien, peut-être que tout ça ne change pas vraiment. Peut-être que la maturité est de prendre conscience de tout ça?

Et vous? C’est quoi être adulte? Vous sentez-vous adulte? L’êtes-vous? Comment le devient-on?

Je n’ai pas de meilleure amie.

Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n’arrivent plus à se rappeler comment voler.” – Anonyme

“Un ami… rien n’est plus commun que le nom, rien n’est plus rare que la chose”Anonyme

Je ne me souviens pas d’avoir eu de vraie meilleure amie. Vous savez, cette personne à qui l’on raconte tout. Une personne à qui l’on peut raconter ses secrets, ses peines, ses peurs, ses rêves, ses fantasmes, ses loisirs secrets, ses amours, etc. Sincèrement, je ne crois pas avoir déjà tout raconté à quelqu’un. Quand j’étais enfant, nous avons déménagé alors que j’avais à peine 8 ans. Nous avons passé de la Beauce à la Montérégie. J’ai été “prise” en charge dès mon arrivé par quelque petites filles de ma classe. Elles m’ont intégré au groupe, m’ont présenté la “gang” et j’y suis restée. Je passais mes soirées et mes fin de semaine avec elles, mais je ne me confiais pas. J’écoutais. Au secondaire, la gang s’est dissoute. Tout le monde a choisi une école secondaire différente. J’ai essayé de continuer de me tenir avec une de mes meilleures amies, mais elle faisait du théâtre. Ce que j’avais en horreur dû à ma timidité. J’ai donc commencé à regarder ailleurs… j’ai redécouvert une amie du primaire qui m’a présenté des filles. Et nous sommes devenues un petit groupe de 5 filles inséparables pendant les 5 années de notre secondaire. Nous faisions tout ensemble. Nos travaux, nos sorties de cinéma, nos soupers. Mais est-ce que je leur parlais? Non. J’ai toujours tout gardé pour moi. Mes problèmes familiaux. Mes sentiments amoureux. Mes difficultés personnelles. J’étais réservée. Avec le recul, je me rends compte que je l’étais beaucoup trop. Si j’avais parlé de ce que je ressentais, si j’avais raconté mes rêves, mes idées fofolles, mes craintes, mes amours… est-ce que j’aurais gardé contact avec elle aujourd’hui? Est-ce qu’à la première difficulté je les aurais perdues de vue?

je n'ai pas de meilleure amie

Au cégep, nous étions seulement 3 à nous retrouver dans le même établissement, mais dans des champs d’études complètement différents. Nous avons moins eu de temps pour nous voir et les chums ont fait leur apparition. J’ai fait la gaffe de tomber amoureuse du même garçon que celle que je considérais comme ma meilleure amie. Le garçon en question a choisi mon amie. J’ai eu beaucoup de difficulté à l’accepter, de les voir ensemble. J’ai eu mal. Je me suis donc éloignée d’eux sans jamais leur dire le pourquoi. Par le fait même, je me suis éloignée des autres copines. Avec le recul, je me rends compte que j’ai pleuré non seulement sur ma peine d’amour, mais sur ma peine d’amitié. Car 15 ans plus tard, cette amitié me manque toujours autant. Ces 4 filles là me manquent.

J’aimerais être le type de fille qui saute sur le téléphone quand j’ai une bonne nouvelle, quand je suis triste, quand je suis en colère. J’aimerais être le type de fille qui est une bonne amie. J’aimerais avoir une meilleure amie. Mais avec ma non amitié du téléphone, je finis par perdre mes amies de vues. Je déteste le téléphone. Je ne pense pas à téléphoner. Je vis ce que j’ai à vivre. Quand ça va mal, je me renferme sur moi-même. Je montre une facette de moi qui va bien alors qu’à l’intérieur, il y a une petite fille qui hurle à l’aide. Autant j’arrive à écrire ce que je ressens. J’arrive à y glisser des mots. Quand il est question de parler, je fige. Les mots de sortent plus. Je suis meilleure pour écouter.

Je me rends compte que je raconte ce que je ressens une fois que tout est terminé. Avec mes amies, j’arrive à leur dire jusqu’à quel point ma dépression a été difficile, que j’ai eu des périodes assez intenses, que mon ex m’en a fait vivre de toutes les couleurs. Que j’ai eu peur. Que j’ai eu mal. Mais, je leur raconte tout ça… une fois que tout est terminé. J’arrive à trouver les mots une fois qu’il n’y a plus rien à en dire. Une fois que j’ai trouvé ma solution. Mais, je ne crois pas que ça devrait fonctionner ainsi. Je sais que c’est à moi de changer les choses.

Mais, est-ce qu’on a besoin d’une meilleure amie? Est-ce essentiel? Peut-être que j’ai l’impression que c’est très important parce que je n’en ai pas. Car dans le fond, j’ai mon amoureux qui est aussi mon meilleur ami. J’y raconte tout. Il est le seul qui soit au courant pour ce blogue. Est-ce que j’ai vraiment besoin de plus?

“Ne pas se confier à quelqu’un c’est se préserver d’une quelconque trahison mais c’est peut-être aussi passer à côté d’une certaine amitié.” – Anonyme

Quel est le poids idéal pour être heureuse?

Je viens de lire l’article de Stéphanie Deslauriers intitulé Dis-moi combien tu pèses, je te dirai à quel point tu es heureux et ça m’a porté à réfléchir. Est-ce qu’une personne qui a son poids santé est nécessairement plus heureuse qu’une personne en surplus de poids? Est-ce que je suis moins heureuse parce que je suis grosse? Parce qu’honnêtement, j’ai un surplus de poids. Je le sais. La professionnelle de la santé en moi le sait (beaucoup). Je sais que je dois mieux m’alimenter. Que je devrais bouger plus souvent, plus longtemps, plus régulièrement. Je sais que je dois couper dans les desserts, les gras. On le sait tous ce qu’on a à faire! Même si nous ne sommes pas infirmière, médecin ou diététiste, on le sait tous! La raison pour laquelle on ne le fait pas nous appartient. On aura beau se donner toutes les raisons du monde, on fond de soi, on sait parfaitement la cause.

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Mais la question n’est pas là. En ce moment, je n’aime pas mon poids. J’ai repris ce que j’avais perdu et avec la prise d’antidépresseur, je ne peux pas dire que ça n’a pas aidé. Mais vous savez quoi? Je m’en balance! Oui, je suis grosse! Oui, j’aimerais être plus mince (beaucoup). Mais, ça reste que je suis heureuse malgré tout! Une des raisons pour laquelle mon ex m’a laissé était mon poids. J’ai perdu 30 livres en peu de temps suite à cette rupture. J’avais un chiffre que j’aimais mieux sur la balance. Mais étais-je mieux? Non. Il avait réussi à briser le peu de confiance que j’avais. Il avait réussi à détruire ce que j’avais de mieux : moi. Je n’étais pas heureuse.

Aujourd’hui, j’ai un amoureux fantastique qui m’accepte comme je suis et m’acceptera aussi si jamais je perdais du poids ou non. J’ai des enfants merveilleux. J’ai la chance d’avoir un travail très enrichissant. J’ai la chance d’être propriétaire de ma petite maison et de mon véhicule. J’ai la chance d’avoir mes parents. J’ai des amies même si je ne les vois pas souvent. Pourquoi est-ce que je m’arrêterais au chiffre que je vois sur la balance? Finalement, je me rends compte qu’avoir un poids santé serait seulement un gros plus dans ma vie. Oui, je serais mince et probablement plus confiante en moi. J’aimerais probablement aller magasiner. J’aurais probablement le goût de sortir plus. Mais est-ce que je serais plus heureuse? Je ne crois pas. Je suis comme je suis. Je suis qui je suis. Je crois que ce que mon chum me répète depuis des mois commence à entrer dans ma cervelle! Je suis belle comme je suis! Il faut finir par s’accepter. La seule personne avec qui l’on passera toute notre vie, c’est nous même…

EDIT : J’aime bien cet article… Je vous invite à le consulter.

Être maman, ce n’est pas toujours facile

Des fois, je me demande si ce n’est que moi qui n’a tout simplement pas le tour. Parce qu’honnêtement, être une maman… ce n’est pas toujours facile! En ce moment, je ne comprends pas ce qui ne va pas. Vraiment pas. Pourquoi est ce que c’est si simple avec Bébé et si compliqué avec Princesse? Est ce que je suis une si mauvaise mère? Je suis fatiguée. Je suis tannée. Et je m’en veux de ressentir une telle chose. J’ai longtemps hésité à l’écrire. Pourquoi? Je ne sais pas. Je dois avoir l’impression de rater mon coups.

Être maman ce n'est pas toujours facile

Avec Bébé, tout est facile. Simple. Quand je suis seule avec lui, je n’ai jamais besoin de répéter. Il écoute. Malgré son terrible two. J’ai parfois droit à des « non », des « je suis pas capable » ou du boudin, mais jamais rien d’extrême. Je lève le ton ou fait des gros yeux et voilà qu’il acquiert à ma demande non sans rouspété, mais il le fait! S’il ne me comprends pas, il va répéter 50 fois de suite « Quoi? », mais au moins j’ai droit à un feedback! Il est très rare que j’ai à le disputer deux fois pour la même raison. Quand je suis seule avec lui, il accepte de jouer seul et me permet de faire un peu de ménage. Il vient réclamer un calin de temps en temps et ensuite on joue ensemble. Bon, je n’arrive plus à le coucher l’après-midi, mais il va avoir 3 ans dans moins d’un mois et, je suis si peu souvent avec lui que je crois que c’est plus pour mon bonheur personnel que je ne le couche pas.

Pour ma fille… c’est une autre histoire. Elle a maintenant 6 ans et j’avais l’impression que ça c’était replacé dernièrement. Grave erreur. J’ai vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tuer, faut croire! Je peux répéter 50 fois en ligne une même phrase et je vais avoir droit à…. rien. Aucun regard, aucun feedback. Elle continue de jouer ou d’écouter la télé jusqu’à ce que je la menace d’une quelconque punition. Là, elle va me répondre qu’elle n’a pas entendu, ce met à pleurer et me répond sur un ton digne de tous les adolescents! Je n’ose pas imaginer ce que se sera quand elle sera dans son adolescence!

Si je lui dit non pour quelque chose, je deviens alors la méchante marâtre qui dit toujours non. Je suis plate. J’en viens à me dire que je ne suis vraiment pas importante pour qu’elle ne daigne même pas me répondre un oui ou un non. J’suis quoi, moi finalement? Rien?? Est ce qu’elle ne m’entends vraiment pas? Est ce si peu important ce que je dis? Y a t-il un problème physique? Est ce qu’elle se concentre tellement dans ce qu’elle fait pour qu’elle ne m’entende réellement pas? Je ne sais plus quoi penser.

Et quand ils sont les deux ensembles… OMG! Les disputes sont omniprésentes. La jalousie. Les coups en dessous de la table. Les « C’est pas moi, c’est lui (ou elle) » , « j’ai rien fait », « tu dis toujours oui à Bébé ». Les cris, les pleurs. Bref, ça me tue! Et une fois qu’ils ont réussi à me rendre complètement en maudit, voilà que la grosse complicité est présente. Ils rient, jouent, planifient des mauvais coups ensembles. Mais rendu là, je n’ai plus aucune patiente même pour les entendre rire et je recommence à m’en vouloir de m’être emporté, de ne pas être assez patiente, de ne pas être assez présente.

C’est quoi la recette, le truc? Parce qu’en ce moment, je ne trouve pas ça facile d’être une maman…