Jeudi confession : Je me sens coupable de ne pas assister à toutes les compétitions de ma fille

Ma fille fait du cheerleading depuis au moins 7 ans. Peut-être plus. J’ai perdu le fil avec le temps. Avant ça, elle a fait du ballet classique, ensuite du ballet jazz. Elle a toujours eu besoin de bouger. Je l’ai inscrite, elle avait à peine 3 ans. Dès le début, j’ai assisté à tous ses spectacles et générales. Si je travaillais, je trouvais le moyen de faire des échanges afin d’être présente. Il m’était inconcevable de ne pas être là.

jeudi confession

En 2010, quand je me suis séparée du père de ma fille, j’ai commencé à ne plus allée aux compétitions qui avaient lieu sur sa fin de semaine à lui. De un, je travaillais, de deux… je ne voulais pas le croiser et, c’était à lui de s’organiser avec tout ça pendant son weekend. J’ai eu beaucoup de difficulté à gérer le fait que je n’assistais plus à toutes les compétitions. Je me suis senti coupable. Longtemps. Mais, j’ai continué à assister à tous les cours où cela m’était possible et toutes les compétitions, spectacles, qui avaient lieu sur mon weekend.

Avec l’arrivée de Bébé Fille, j’ai continué à y aller. Même avec mon tout petit bébé. Ce n’était pas toujours facile, mais j’y trainais toute la famille. Pour moi, une bonne maman, ça assiste à tous les spectacles de ses enfants.

Ensuite, est venu notre Puce. Je me suis retrouvée avec deux bébés à amener dans les compétitions. Ça n’avait plus de sens. Il m’était impossible de regarder ma fille compétitionner tout en courant après une enfant de 2 ans et en allaitant l’autre. J’ai commencé à demander à ma fille de voyager avec une amie. J’ai commencé peu à peu à ne pas aller aux compétitions qui nécessitaient un long trajet.

Maintenant, les seules compétions auxquelles j’assiste, ce sont celles qui ont lieu dans notre ville. Je laisse alors mon fils et mon bébé à mon chum. J’amène Bébé Fille avec moi et on va regarder Princesse danser. Bébé Fille adore ça et moi, je peux enfin regarder ma grande avec fierté.

Ma fille me dit souvent que ça ne lui dérange pas que je n’y sois pas. Qu’elle a beaucoup de plaisir avec les filles avec qui elle voyage. Reste que je continue de me sentir coupable de ne pas y aller et que ça fait un mal fou. Je regarde tous les vidéos qui sont publiés sur la page privée du club de cheerleading ou ma fille apparait. Je ne m’en lasse pas. Elle a beau me dire qu’elle comprend et qu’elle est juste heureuse de pouvoir en faire, je m’en veux de ne pas assister à tous ses spectacles. J’aimerais tellement pouvoir me diviser en 4.

Culpabilité

Je viens de lire un article sur la culpabilité (Excusez-moi de m’excuser) dans mon magasine Châtelaine de juin 2011. Je m’y suis retrouvé. Juste ce matin, je me sentais de coupable de prendre ma journée de congé pour écouter les épisodes de So you think you can dance Canada. J’adore cette série, mais je me sens tellement mal de prendre deux heures et demi de ma journée de congé pour la regarder. Je « skip » les critiques des juges, car je ne veux pas demeurer assise aussi longtemps. Pendant que je la regarde, je regarde aussi la pile de vêtements que je dois plier, la salle de bain que je dois laver, le plancher qui mériterait un bon coup de balayeuse. Ensuite, je cours partout pour essayer d’avancer mon ménage. Quand j’ai un envie de venir écrire ici, je ne viens pas parce que j’ai pleins d’autres trucs à faire. En ce moment, j’essais de me conditionner à me dire que je veux écrire, que le ménage sera toujours là quand j’aurais terminé. Par contre, l’inspiration n’y sera plus, elle.

C’est pourtant ma seule journée de congé! C’est très rare que j’ai du temps juste pour moi! Pourquoi est ce que je suis incapable d’en profiter pleinement? Maudite culpabilité!

Quand mon chum ne va pas bien, et qu’il garde le silence sur la cause…. mon imagination imagine…. pas juste un peu! Je regarde le ménage et, j’imagine que c’est parce que je ne l’ai pas fait… j’ai peut-être dit quelque chose qu’il ne fallait pas, que je ne suis peut-être pas assez attentionée envers lui, que je suis une maudite égoiste de croire que c’est peut-être juste de ma faute… que j’aurais du faire ci ou ça… bref, je cherche et… je culpabilise, j’angoisse, et mon moral chute pour le reste de la soirée/journée… Quand je finis par connaitre la cause, je me sens encore plus coupable d’avoir penser tous ces trucs…

Quand je fais du ménage, je me sens coupable de ne pas passer assez de temps avec mes enfants. Quand je choisi de faire quelque chose avec les enfants, je m’en veux de ne pas avoir terminer mon lavage… c’est un cercle de culpabilité persistent…. Il faut que j’apprenne à décrocher et profiter  du moment que je choisi! Dans l’article, ce que je retiens est qu’il faut assumer nos choix. Il faut changer notre façon de voir les choses… je crois que j’ai beaucoup de travail à faire. Mais je réalise que je dois changer cette part de moi. Je prone l’acceptation de soi, de travailler sur nos propres défauts. C’est ce que j’essais d’enseigner comme valeur à mes enfants et je me rends compte que je suis nulle la dedans. Faut bien commencer par le faire soi-même. Je dois leur donner un bon exemple. Et ça commence tout de suite. Je savoure ce moment que j’ai choisi d’avoir. Je suis heureuse d’avoir choisi de prendre quelques minutes de mon temps pour écrire ici. J’aime ça! J’adore ça même! Pourquoi m’en priver? Peut-être que je serais plus productive par la suite?