Semaine 15 #52xMerci : Le temps

Pour la première fois depuis le début de janvier, je suis en retard pour mon défi photo #52xMerci. Je sais que ce n’est pas la fin du monde… Mais, j’aimerais vraiment que ça ne devienne pas une habitude. Je tiens vraiment à faire ce défi pour ma réalisation personnelle. Me prouver, en quelque sorte que je suis capable de le faire et de le terminer. Aussi, j’ai vraiment du plaisir à trouver des idées de photo selon les thèmes proposés par Lily.

#52xMerci

Cette semaine, par contre, j’ai décidé de ne pas suivre le thème proposé sur Confession. Lily proposait “Un défi qui vous a fait grandir” pour la quinzième semaine. Je trouve le thème très intéressant. Je vais même conserver l’idée pour plus tard. J’aurais une ou deux idées de photo que je pourrais faire. Par contre, je ne trouve pas qu’il s’applique à la semaine que je viens de passer. Je repousse beaucoup de chose que je devrais faire ces temps-ci et, je suis loin d’en être fière.

L’évènement marquant de la semaine, c’est que ma petite dernière a eu 7 mois. Je n’arrête pas de me dire que le temps passe trop vite. Je fais tout pour profiter du moment présent. Je crois que c’est le premier bébé où je profite réellement du temps présent. Je ne suis pas pressée de passer  étapes suivantes. Pour celles qui ont des enfants, vous connaissez surement ce concept qui dit que lorsque bébé ne se tient pas assis, on a hâte d’y être. Et quand bébé se tient assis, on a dont hâte qu’il se déplace. Et quand ils se déplacent, on a hâte qu’il marche. Et quand il marche, on se rend compte à quel point c’était plaisant quand il ne se déplaçait pas. Bref, vous voyez l’idée?

semaine 15 #52xMerci

Cette semaine, je dis donc merci pour avoir la possibilité de profiter de chaque petits moments. Je suis reconnaissante d’avoir la possibilité d’être présente pour toutes les nouvelles découvertes que mon bébé fait Que ce soit juste l’apprentissage de se retourner ou de se tenir assise toute seule. C’est toute une chance que nous avons d’avoir un long “congé” pour être avec nos enfants.

Je dis merci parce que je peux assister aux découvertes et aux apprentissages de mes quatre amours. Je suis là pour les beaux moments et les plus difficiles. J’ai du temps pour eux, et c’est tout ce qui compte.

À quoi ou à qui dites-vous merci cette semaine?

Dernière semaine, enfin!

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Cette semaine est ma toute dernière semaine de travail pour une belle et grosse année! Dire qu’il y a un mois, j’avais l’impression que je n’y arriverais pas. J’ai beau ne faire que deux jours par semaine… c’est épuisant! Il faut dire que je passe 8 heures debout et je ne compte pas les deux heures d’autobus par jour et la marche pour m’y rendre. En bout de ligne, ça me fait beaucoup d’heure en position debout, à travailler physiquement et mentalement. Ces temps-ci (euh, qu’est-ce que je dis là? Depuis deux ans, plutôt!), c’est l’enfer au travail. On nous a coupé du personnel. On ne remplace pas toujours les filles qui sont malades. Les cas sont de plus en plus lourds. Les femmes qui accouchent ne sont plus ce qu’elles étaient. J’ai beau être infirmière que depuis 9 ans, je vois la différence. Les femmes sont plus âgées et ont des pathologies déjà présentent avant de tomber enceinte. Ça nous demande plus de soins, plus d’attention et plus de temps. Le problème est que nous sommes moins d’infirmières pour plus de patientes. Bref, du temps assis à faire nos dossiers… c’est une denrée rare! On coupe sur les pauses et les diners. Habituellement, ça ne me dérange pas. Je sais qu’il y a encore (à l’occasion) des journées où il y a peu de naissance. On reprend le temps là! Mais, depuis que je suis enceinte… couper mon 45 minutes de repas… ça parait! Ne pas prendre de collation à ma pause, parce que je n’arrive pas à prendre de pause… ça se ressent! Je sors de mon quart de travail épuisée, brulée et sur le bord des larmes.

Bref, il ne me reste qu’une journée à faire. Et j’en suis très heureuse! J’ai travaillé hier et… ce matin, je n’ai fait que dormir. Je n’ai pas le goût de rien faire dans la maison. Je ne sais pas par où commencer. Tout me semble une montagne. La semaine prochaine, je n’aurais rien d’autre à penser qu’à me flatter la bedaine et me reposer!