Ce que j’aimerais vraiment recevoir pour la fête des mères

Chaque année, mes chers rejetons me demandent ce que j’aimerais avoir pour la fête des mères. À chaque fois, je leur réponds la même chose. Ce que je veux, c’est une journée ou personne ne chiale pour m’aider, ou il n’y a pas de chicane et qu’on écoute ce que je demande. Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque année… je suis déçu de mon cadeau. Ça ne prend pas 5 minutes (et je suis généreuse) qu’ils oublient la promesse qu’ils m’ont fait.

Alors cette année… peut-être que je devrais demander des trucs matériels qui me font envie ??

Ce que j'aimerais

1. Des cahiers, un planificateur, un journal

J’adore les cahiers de notes. J’en ai plein. Trop peut-être. Peut-être pas aussi. J’en ai qui sont à peine utilisés alors que d’autres sont remplis de mots. Certains me servent pour écrire des brouillons d’article pour le blog, d’autres des questions que je dois poser aux médecins de ma fille, et certains me servent de journaux intimes.

Depuis quelques temps, je vois passer des cahiers sur Instagram comme le Five-minute journal. Il s’agit d’un journal où l’on y consacre que 5 minutes de sa journée pour répondre à 3 questions. Une belle façon d’y voir le positif !

five-minute journal Source : The five-minute Journal

Aussi, je suis fascinée par le planificateur créatif de Tchouby. J’ai tellement cherché un agenda semblable à ce planificateur. À chaque nouvelle photo qui est publiée, je me répète que je dois me gâter. Malheureusement, je me retiens… allez savoir pourquoi.

Tchouby planificateur créatif

Source : Tchouby – Étampes et matériel créatif

2. Une carte cadeau à utiliser dans ma librairie

Pour mon anniversaire, en mars, ma famille m’a offert une carte cadeau à utiliser dans ma librairie préférée. J’ai tellement de plaisir à aller fouiner dans les présentoirs et prendre le temps de choisir les livres que je vais acheter. J’y suis retourné à plusieurs reprises juste pour le plaisir de prendre mon temps et de faire les meilleurs choix. Je ne dirais pas non si l’on m’offrait la chance d’y retourner.

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3. Un coloriage de relaxation

J’aime colorier. Quand mes enfants me demandent de colorier avec eux, je m’en fais un plaisir de le faire. Il y a quelque temps, j’ai acheté un cahier de mandalas à colorier. Malheureusement, il est demeuré dans mon tiroir avec seulement une ou deux pages de faites. Je n’accroche pas aux dessins que j’ai. Présentement, j’ai plus de plaisir à colorier les oursons dans les albums de mes filles. Sauf que j’ai vu sur Etsy les Créations de Joëlle Mercier et je suis tombé en amour avec celles-ci. Encore une fois, je ne me suis toujours pas décidé à passer une commande, mais si l’on m’en offrait pour la fête des Mères, je serais très heureuse !

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Source : CreationsJMercier

 

4. Un pot de bonheur

Depuis un moment, je suis fatiguée. Beaucoup même. J’ai un peu de difficulté à voir le positif dans le quotidien. J’ai besoin que ça change. J’ai besoin d’essayer de focaliser sur ce qui va bien. J’ai souvent vu le pot de bonheur dans ma librairie ou ma boutique cadeau préférée. Chaque fois que je le vois, je me demande à qui je pourrais l’offrir, mais en fin de compte ce que je veux vraiment, c’est me l’offrir. Pour moi.

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source : Pot de bonheur

5. Du temps

Mais ce que je voudrais vraiment, c’est du temps. Du temps. Pour être seule, avec mon amoureux, avec les enfants, en famille. Bref, juste avoir du temps pour relaxer, profiter du moment et oublier pendant un instant à quel point c’est le désordre dans la maison. J’aimerais vraiment sortir un weekend.

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Et vous, qu’aimeriez-vous recevoir pour la fête des Mères?

Jeudi confession : Je me sens coupable de ne pas assister à toutes les compétitions de ma fille

Ma fille fait du cheerleading depuis au moins 7 ans. Peut-être plus. J’ai perdu le fil avec le temps. Avant ça, elle a fait du ballet classique, ensuite du ballet jazz. Elle a toujours eu besoin de bouger. Je l’ai inscrite, elle avait à peine 3 ans. Dès le début, j’ai assisté à tous ses spectacles et générales. Si je travaillais, je trouvais le moyen de faire des échanges afin d’être présente. Il m’était inconcevable de ne pas être là.

jeudi confession

En 2010, quand je me suis séparée du père de ma fille, j’ai commencé à ne plus allée aux compétitions qui avaient lieu sur sa fin de semaine à lui. De un, je travaillais, de deux… je ne voulais pas le croiser et, c’était à lui de s’organiser avec tout ça pendant son weekend. J’ai eu beaucoup de difficulté à gérer le fait que je n’assistais plus à toutes les compétitions. Je me suis senti coupable. Longtemps. Mais, j’ai continué à assister à tous les cours où cela m’était possible et toutes les compétitions, spectacles, qui avaient lieu sur mon weekend.

Avec l’arrivée de Bébé Fille, j’ai continué à y aller. Même avec mon tout petit bébé. Ce n’était pas toujours facile, mais j’y trainais toute la famille. Pour moi, une bonne maman, ça assiste à tous les spectacles de ses enfants.

Ensuite, est venu notre Puce. Je me suis retrouvée avec deux bébés à amener dans les compétitions. Ça n’avait plus de sens. Il m’était impossible de regarder ma fille compétitionner tout en courant après une enfant de 2 ans et en allaitant l’autre. J’ai commencé à demander à ma fille de voyager avec une amie. J’ai commencé peu à peu à ne pas aller aux compétitions qui nécessitaient un long trajet.

Maintenant, les seules compétions auxquelles j’assiste, ce sont celles qui ont lieu dans notre ville. Je laisse alors mon fils et mon bébé à mon chum. J’amène Bébé Fille avec moi et on va regarder Princesse danser. Bébé Fille adore ça et moi, je peux enfin regarder ma grande avec fierté.

Ma fille me dit souvent que ça ne lui dérange pas que je n’y sois pas. Qu’elle a beaucoup de plaisir avec les filles avec qui elle voyage. Reste que je continue de me sentir coupable de ne pas y aller et que ça fait un mal fou. Je regarde tous les vidéos qui sont publiés sur la page privée du club de cheerleading ou ma fille apparait. Je ne m’en lasse pas. Elle a beau me dire qu’elle comprend et qu’elle est juste heureuse de pouvoir en faire, je m’en veux de ne pas assister à tous ses spectacles. J’aimerais tellement pouvoir me diviser en 4.

Bye Bye 2015!

À l’heure qu’il est, je devrais normalement être en train de me préparer pour aller travailler. Ce matin, 6h15, j’ai eu la chance de recevoir un appel pour m’offrir un absence autorisée. J’ai refusé toutes les opportunités depuis quelques semaines dans le seul et unique (bon presque… outre le besoin d’argent, mettons!) d’avoir un congé dans le temps des fêtes.

bye bye 2015 Pomme Cerise - mes souhaits

Je suis tellement contente d’avoir congé, que je ne suis pas arrivée à me rendormir. Depuis des semaines, je cours après le peu de sommeil que je peux et voila, qu’on m’offre un moment, je n’arrive pas à l’utiliser adéquatement. Ça fait que je me suis dit que je pourrais en profiter pour venir vous offrir mes souhaits de bonne année. Ça fait un bail que j’ai écris ici. Ce n’était pas dans mes projets de ne plus donner signe de vie depuis mon dernier billet, mais il arrive que la vie quotidienne avec les enfants nous rattrape. Dans les deux dernières semaines, j’ai été assez occupé avec les 4 enfants. Tout le monde (sans exception) a été malade. Nous sommes 3 sur 6 à être sur les antibiotiques!

Je m’égare! Je ne suis pas là pour vous raconter nos petits imprévus des dernières semaines, mais bien pour vous souhaiter une belle et heureuse année 2016! Pour la prochaine année, je vous souhaite de la santé pour vous et vos proches! Je vous souhaite aussi d’être entouré des gens que vous aimez! S’ils sont loin, j’espère sincèrement que vous aurez des occasions de vous voir cette année! Je vous souhaite aussi pleins de petits bonheurs. Que ce soit de prendre le temps de vous plonger dans un bain moussant, de sortir en amoureux ou juste regarder les enfants rire. Ce sont tous ces petits bonheurs qui rendent la vie plus belle! Je vous souhaite aussi juste assez d’argent pour que votre quotidien ne soit pas une source de stress et que les imprévus se déroulent bien.

Pour ma famille, je nous souhaite d’avoir des nouvelles pour la chirurgie de Bébé Fille et que tout se déroule bien. Je nous souhaite aussi une année sans mauvaise nouvelle, sans infection urinaire. Je nous souhaite aussi du temps de qualité tous ensembles.

Pour moi-même, je me souhaite d’apprendre à lâcher-prise. Je n’y suis toujours pas arrivée et, j’ose espérer que ce sera pour 2016. Je me souhaite aussi de m’adapter à mon prochain horaire de travail. Je vais aller travailler de nuit dans les prochaines semaines et, j’espère m’y faire rapidement.

Pour le blog, je voudrais consacrer un peu plus de temps à celui-ci. Je vais essayer de lui offrir un peu plus de mon temps lors de mes journées de congé. Le ménage pourra attendre une heure, non??

Bonne année 2016! Au plaisir d’échanger avec vous cette année!!

Les cathétérismes vésicaux : 5 jours plus tard

Il est plus de minuit. Je n’arrive pas à dormir. Je n’arrête pas de recevoir vos commentaires et appuis suite à mon dernier texte. C’est la première fois qu’un de mes textes suscitent autant de partage et commentaires. Je suis un peu sous le choc! Je me suis dit que je me devais vous donner des nouvelles. Parce que, beaucoup de choses changent en une semaine.

bébé fille lac au sable

Il y a une semaine, j’ai passé près de 48 heures à alterner entre les pleurs et la colère. Je me suis beaucoup questionnée. Je me suis remise en question. J’en ai voulu à la terre entière et à moi-même, surtout. Je m’en voulais, et m’en veux encore, de lui faire subir tout ça.

Le premier soir, nous avons décidé de nous installer dans notre chambre à coucher pour faire les cathétérismes. Nous avons aussi décidé de les faire immédiatement après le bain. On se dit que ça fera partit de la routine du soir. Nous n’avons pas le choix d’amener Puce dans la pièce avec nous. Les deux grands étant chez leur père pour la semaine.

Le premier soir, donc, nous avons expliqué à Bébé Fille que nous devions vider sa vessie comme à l’hôpital. Que ce serait maman qui allait le faire. On lui a aussi dit qu’elle pourrait se choisir un autocollant après tout ça. Bien que nous lui avons tout expliqué, reste qu’elle n’a que 2 ans et demi. Qu’elle ne comprend pas que c’est pour son bien. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle n’aime pas ça et que ce n’est pas agréable.

Le premier soir a donc été… une catastrophe tant sur le plan physique que moralement. Bébé Fille a hurlé et s’est débattue. J’ai essayé et essayé de lui faire son cathétérisme sans succès. Je pleurais encore. Mon chum pleurait. Bébé Fille pleurait. Même Puce qui ne comprenait rien, pleurait aussi. Je crois que j’ai passé le reste de la soirée et la nuit à me questionner sur ce que je ne faisais pas adéquatement. Où était mon erreur. C’est fou tout ce qui nous passe par la tête à ce moment-là. Beaucoup de questions et peu de réponse. J’ai chercher des témoignages encore et encore. Sans jamais rien trouvé. Raison pour laquelle j’ai décidé d’écrire sur ce qu’on allait vivre avec Bébé Fille. Si une jour, ce que j’écris aide une seule famille… juste une… j’aurais réussi!

Le second soir, mon chum et moi avons essayer de changer notre approche et notre attitude. Bon, j’étais encore plus stressée. J’avais l’impression que j’allais passer un examen qui déterminerait toute mon existence (J’exagère à peine!). Bref, j’étais stressée. Cette fois-ci, j’ai dit à ma fille qu’elle ne devait pas bouger, que j’avais besoin de son aide pour réussir, mais qu’elle avait le droit de crier et pleurer si elle le voulait.

Elle a commencé par crier et se débattre. Nous étions sur le point d’abandonner quand… un miracle s’est produit! J’vous jure que c’est le feeling que j’avais! Voir ce petit filament d’urine couler tenait du miracle. Quel soulagement pour nous! Le reste de la soirée s’est déroulée dans la bonne humeur et l’espoir. L’espoir que ça irait de mieux en mieux. Que c’était possible de faire des cathétérismes à notre fille sans que ce ne soit un drame à chaque fois.

Le lendemain et surlendemain, ce fut… tellement plus facile! Nous donnons le bain aux filles. Ensuite, nous installons Puce par terre avec des jouets différents de la veille (on conserve son intérêt ailleurs que sur sa sœur qui hurle). Bébé Fille a même commencé à installer sa poupée sur le lit, prend un cathéter et “fait sortir le pipi” de sa poupée! Elle hurle et se débat encore, mais maintenant j’arrive à lui faire son cathétérisme en quelques secondes. Dès qu’on lui dit que c’est fini, elle arrête de crier et jacasse avec nous.

C’est tellement, mais tellement rassurant de la voir comme ça! On se dit que faire des sondages matin et soir ne devrait plus relever de l’impossible. Je sais qu’il va y avoir des jours plus difficiles que d’autres. Pour le moment, on respire mieux et ça fait un bien énorme.

Merci à vous tous pour votre soutien, vos courriels, messages et vos commentaires. Je les lis tous sans exception et, je les fais lire à mon conjoint.  Damia xxx

Je suis dans le déni depuis le début

J’ai écris le texte qui suit le soir même où nous sommes sortis de l’hôpital suite à notre rendez-vous à la clinique de Spina bifida. Je n’étais pas certaine de vous le partager. Mais, depuis que je fais les sondages urinaires (cathétérismes vésicales) à ma propre fille, j’ai cherché des témoignages. J’aurais aimé avoir quelqu’un qui avait passé par là. Mais, je n’ai rien trouvé. RIEN.

J’ai décidé de ne pas  retravailler mon texte, même s’il est peut-être décousu et qu’il manque d’informations. Il a été écrit sous le coup de l’émotion. Je vais vous revenir avec un billet qui explique un peu mieux le pourquoi et le comment. En attendant, je

Bébé fille et labrador toutou

C’est aujourd’hui que nous sommes allés à la clinique de spina bifida pour recevoir une formation sur les sondages urinaires à domicile. C’est maintenant officiel. Bébé Fille aura besoin d’un cathétérisme par jour. Idéalement, deux fois par jour.

Encore une fois, je crois que j’étais dans le gros déni. J’étais persuadée que j’arriverais à le faire sans problème. Pendant que l’infirmière donnait les informations sur le comment, le pourquoi, le quand… ça allait. Je me sentais en confiance. Je me disais que oui,  ma fille allait pleurer au début, mais reste qu’un cathétérisme reste un cathétérisme! C’est inconfortable.  C’est juste plus petit que chez les adultes et c’est tout.

Que j’étais dans le déni. Un vrai de vrai déni. Je crois même que jusqu’à la toute dernière minute, j’attendais que quelqu’un arrive et hurle “S’tune blagueee! C’pas vrai! Bébé Fille n’a pas besoin de cathé! Hahaha! ”. Personne n’est sorti de sous la civière. Personne ne nous a dit que c’était une joke.  Nous n’avons pas eu le choix. Nous avons dû procéder.

Où est-ce que j’étais pour penser que ce serait “pas si pire que ça!”. Même si je suis infirmière, je dois réapprendre la technique. Dans mes cours et dans la vie de tous les jours, tout doit être stérile. Pour Bébé Fille, il suffit juste d’être “propre”. Pas besoin de gants stériles, juste un bon lavage de main. C’est un choc pour la nurse! Faut que je m’adapte.

Une fois que Bébé Fille a été installée, elle a commencé à pleurer et hurler. Elle n’est pas folle. Elle sait ce qu’il l’attend quand on lui demande de se coucher et qu’on lui retire sa couche.

Oh boy.

Faire un cathé à une petite fille de 2 ans et demi qui hurle et se débat, ça n’a rien de facile. J’ai souvent hésité, j’ai eu peur de lui faire mal (surtout quand elle hurle que ça fait mal!) et, un moment donné, je ne voyais juste plus rien parce que je pleurais trop. J’avais juste l’impression que mon chum s’impatientait pendant qu’il essayait de retenir les pieds de notre fille. Un moment donné, j’ai réalisé qu’il ne s’impatientait pas du tout, mais qu’il pleurait avec moi. J’ai pleuré encore plus. Le fait de le voir comme ça, j’ai eu mal. Encore plus.

Nous avons eu une infirmière en or. Je ne me souviens plus de son nom. Mon cerveau n’a pas assimilé cette information. Très patiente, compréhensive, sympathique et empathique. J’aurais donc dû lui dire merci quand j’ai enfin réussi à faire le cathétérisme à Bébé Fille. Mais honnêtement, tout ce qu’on je voulais, c’était quitter l’hôpital et oublier qu’on allait devoir faire ce truc à tous les jours… pour longtemps. Je n’ose pas imaginer le choc que cela doit être pour des parents qui n’ont aucune connaissance médicale. Parce que moi, là… je suis sous le choc d’avoir fait ça à ma fille.

J’espère encore me réveiller et qu’on me dise que c’est juste une joke…. Pis que demain, je dois recommencer. Encore.