Merci d’être encore là

Vous avez répondu présent à mon dernier billet. Merci. Merci beaucoup. Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais. J’espérais vous savoir encore là, mais en même temps je ne me faisais pas trop d’illusion. J’ai moi-même cesser de lire les blogs que j’aimais. Je ne pourrais même pas dire pourquoi. Dans les dernières années, je me suis beaucoup tourné vers instagram pour délaisser les blogs et Facebook.

réfléchir

J’ai abandonné le blog pour plusieurs raisons. L’impression de n’avoir plus rien à dire. L’impression que je devais écrire pour répondre à toutes les demandes de commandites qu’on m’offrait. J’ai toujours écrit parce que j’aimais y raconter des évènements, mes états d’âme, partager des photos. Au début, quand on m’offrait de tester des produits, et de partager mes impressions, j’avais le sentiment qu’on m’offrait aussi l’opportunité d’avoir de nouvelles idées de discussions. Je créais des opportunités avec mes enfants. Si vous saviez le plaisir que j’ai eu à découvrir de nouvelles recettes, de nouveaux livres, de nouvelles sorties avec les enfants et de les impliquer dans les essais. J’avais un véritable plaisir à le faire et à vous le partagez. J’avais aussi tout autant de plaisir à raconter des trucs du quotidien juste pour le plaisir d’écrire. Mais avec le temps, et avec la popularité de Pomme Cerise, j’ai reçu beaucoup d’offres. Et, j’avais malheureusement moins de temps pour tout faire. J’en suis venu à avoir l’impression que je devais quelque chose à tout le monde et qu’il fallait absolument que j’écrive. J’ai réalisé que je me mettais de la pression pour écrire. J’ai alors commencé à m’éloigner du blogue. Et plus on s’éloigne, moins l’intérêt de revenir est là. Après tout ce temps à écrire, je me suis aussi demandé si j’avais encore quelque chose à dire. Vl’à quelques mois, j’ai écrit quelques billets de blogs. Je ne les ai jamais publiés. Je voulais me monter une banque de textes avant de le faire. J’y parle de nos vacances en particulier. Je devrais peut-être aller y jeter un œil. Ça vaudrait peut-être la peine de vous les partager éventuellement.

Quand j’ai commencé à écrire sur la situation avec Bébé Fille, je me suis dit que j’allais écrire ce que j’aurais voulu lire sur le spina-bifida quand j’ai su le diagnostic. Mais comme toute situation nouvelle, un jour, on s’adapte et notre vie différente devient la normalité. Je n’avais rien à ajouter sur le sujet. Jusqu’à quelques mois. L’entrée à l’école nous remet en pleine figure que notre enfant est différent. L’approche de l’inscription du camp de jour aussi. C’est là que l’idée d’écrire a refait surface. Plus concrètement. Peut-être que j’ai encore quelque chose à dire finalement.

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J’ai eu envie d’écrire.

J’ai eu envie d’écrire. Là. Drette là. J’ai laissé ma guenille tomber sur le sol, et j’ai démarré l’ordinateur. Je ne me souviens plus quand cet envie soudain s’est fait sentir pour la dernière fois. J’ai longtemps pensé à redonner vie au blog, mais j’ignorais dans quel sens le faire.

j'ai eu envie d'écrire

C’est temps-ci, je trouve ça difficile d’être maman de 4 enfants. Ou plutôt d’être une maman de deux ados, d’une enfant légèrement différente et d’une petite fille qui entre à pieds joints dans son 4 ans. Je trouve difficile de jumeler mon rôle de maman, d’infirmière, de fille, et de conjointe à la fois. Plus je tente d’être présente pour l’un, plus je sens que je néglige les autres. J’aurais besoin de me diviser en 8 pour satisfaire tous ses rôles ainsi que que tous ceux que j’aime.

Les larmes me viennent un peu trop facilement ces temps-ci. Je ne sais même pas si ce texte verra le jour un moment donné. J’ai juste envie d’écrire. D’essayer de reprendre mon souffle un peu. Juste un peu. Qui sait… si l’écriture m’a aidé un jour, elle m’aidera peut-être encore cette fois-ci.

Princesse a maintenant 16 ans. Presque 17. Secondaire 5, cégep l’an prochain. Un amoureux depuis plus d’un an et demi. Son adolescence n’est pas toujours facile. Ça va  mieux maintenant. Je vois de plus en plus la jeune femme qu’elle devient. Elle grandit en beauté et en sagesse. Parfois trop vite, parfois pas assez. C’est le paradoxe de l’adolescence.

Binou a 13 ans. Un bel ado en devenir. Toujours de beaux grands yeux bleus qui me parlent sans qu’il ait à dire un mot. Seul petit homme de la famille,  il essai de se fondre dans le décors avec 3 sœurs au tempérament bouillant.

Bébé Fille, 6 ans. En maternelle depuis septembre. L’adaptation à l’école se déroule bien. C’est le camp de jour à venir qui m’angoisse. Trois ans aujourd’hui qu’a eu lieu son opération. Le temps file à une vitesse folle. Ce n’est pas toujours facile avec cette cocotte. À 6 ans, elle est intense tant dans la joie que dans colère. Je me dis que je dois avoir quelque chose à apprendre avec cette enfant.

Puce, 4 ans. Elle a toujours été une petite fille facile pour nous, s’adaptant à tout. C’est temps-ci, elle commence à s’affirmer. Fortement. On en reste surpris à chaque fois. Je crois qu’elle tient à nous rappeler qu’elle n’est plus un bébé.

C’est juste un petit résumé.  Je ne sais pas par où commencer. Je ne sais même pas si je dois aller plus en profondeur. Arg. J’pense que je vais cliquer sur publier.

Donnez-moi de vos nouvelles. Êtes-vous toujours là?

Toujours vivante–des nouvelles de la petite famille

Depuis quelque temps, je pense, fort à vous et au blogue. Je me questionne sur l’avenir de Pomme Cerise. Depuis quelques mois, je l’ai laissé à l’abandon pour plusieurs raisons. Je n’ouvrais même pas mon application WordPress ou ma page Facebook afin de ne pas culpabiliser de le laisser de la sorte. Il faut dire qu’entre le travail, les enfants et la maison, je suis un peu à bout de souffle. Écrire pour le blogue n’était plus aussi reposant et amusant qu’au début.

Quand un passe-temps devient une obligation, il est signe que quelque chose ne va pas. Non? J’ai donc tout mis de côté en me disant que ça reviendrait et que mes lectrices les plus fidèles me reviendraient probablement.

Je ne sais pas si vous êtes encore là, ou du moins si vous êtes encore nombreuses, mais je me suis dit qu’il serait peut-être temps de faire acte de présence et de donner des nouvelles de tout mon petit monde.

Ma dernière publication remonte à décembre. C’est fou, mais j’avais l’impression que ça faisait encore plus longtemps que ça.

République dominicaine - gran vantana beach resort

Depuis donc, ça bouge beaucoup. Princesse va fêter ses 15 ans sous peu. Elle grandit en beauté et en sagesse (je ne dirais surement pas ça tous les jours, mais c’est quand même le cas). Elle s’affirme toujours autant que lorsqu’elle était petite, mais en plus elle argumente de plus en plus. Elle joue son rôle d’adolescente à la perfection. Je suis fière d’elle, mais il m’arrive aussi d’avoir un peu le gout de l’échanger contre un modèle plus jeune. Bref, l’adolescence est plus difficile que je ne l’avais anticipée! Et vous, ça se passe comment?

Binou va avoir 12 ans pendant l’été. Il termine son primaire cette année. Il va faire son entrée au secondaire dans le même programme que sa sœur : en PEI (programme d’éducation international). Je suis aussi très fière de lui. Pour lui, aussi, ça va bien. Il grandit. On commence à avoir une petite idée de l’ado qu’il va devenir.

Bébé Fille a 4 ans et demi. Elle est dans son fu** four et le vit à 100 %! Elle a toujours eu du caractère. On y goute et pas rien qu’un peu! Heureusement que la garderie nous dit qu’elle est adorable! En février, cela a fait un an qu’avait eu lieu sa chirurgie. Tout va bien. Pas de véritable infection urinaire depuis! Une chose de moins dans notre quotidien! Par contre, les cathéters eux, en font toujours parti. Ça va bien. C’est rendu une habitude pour nous tous. Par contre, les questions commencent à venir de la part de Bébé Fille. Elle ne comprend pas pourquoi sa sœur n’en a pas et pourquoi, elle ne peut pas uriner sur la toilette. On répond comme on peut, mais c’est difficile à comprendre pour une si petite fille. On rencontre nos plus gros problèmes lorsque l’on sort. Il y a très peu d’endroits qui sont adaptés pour que l’on puisse coucher une enfant de sa taille et de son poids. Ça commence à devenir problématique et l’on doit bien planifier nos sorties.

Puce vient d’avoir 2 ans et demi. Elle est propre et est toujours aussi adorable! Son terrible two se passe bien, même très bien. Je me dis qu’on va finir par y gouter, mais en attendant on en profite! Elle parle de plus en plus et s’affirme. Elle sourit tout le temps. Bref, c’est notre petit rayon de soleil.

Du côté professionnel, ça va bien aussi. J’ai remis officiellement ma démission en janvier dernier à l’hôpital où j’ai donné 11 ans. La proximité de mon nouveau lieu de travail a eu raison de mes derniers doutes. Depuis maintenant un an et demi, je suis plus souvent à la maison. Je travaille toujours dans le même domaine avec mes mamans et bébés, mais j’ai aussi élargi mon champ d’expertise. Je fais maintenant de la pédiatrie et de la salle d’accouchement. J’adore ça! J’en apprends tous les jours!

En avril dernier, mon amoureux et moi sommes partis en voyage pour la première fois. Nous sommes allés passer une semaine en République dominicaine. J’ai adoré. Une semaine sans enfant… ahhh je rêve déjà de repartir… C’était la toute première fois que je partais sans les enfants. Ça fait un bien fou même si on s’ennuie un peu… (bah, pas tant que ça quand même!)

Ce que j’aimerais vraiment recevoir pour la fête des mères

Chaque année, mes chers rejetons me demandent ce que j’aimerais avoir pour la fête des mères. À chaque fois, je leur réponds la même chose. Ce que je veux, c’est une journée ou personne ne chiale pour m’aider, ou il n’y a pas de chicane et qu’on écoute ce que je demande. Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque année… je suis déçu de mon cadeau. Ça ne prend pas 5 minutes (et je suis généreuse) qu’ils oublient la promesse qu’ils m’ont fait.

Alors cette année… peut-être que je devrais demander des trucs matériels qui me font envie ??

Ce que j'aimerais

1. Des cahiers, un planificateur, un journal

J’adore les cahiers de notes. J’en ai plein. Trop peut-être. Peut-être pas aussi. J’en ai qui sont à peine utilisés alors que d’autres sont remplis de mots. Certains me servent pour écrire des brouillons d’article pour le blog, d’autres des questions que je dois poser aux médecins de ma fille, et certains me servent de journaux intimes.

Depuis quelques temps, je vois passer des cahiers sur Instagram comme le Five-minute journal. Il s’agit d’un journal où l’on y consacre que 5 minutes de sa journée pour répondre à 3 questions. Une belle façon d’y voir le positif !

five-minute journal Source : The five-minute Journal

Aussi, je suis fascinée par le planificateur créatif de Tchouby. J’ai tellement cherché un agenda semblable à ce planificateur. À chaque nouvelle photo qui est publiée, je me répète que je dois me gâter. Malheureusement, je me retiens… allez savoir pourquoi.

Tchouby planificateur créatif

Source : Tchouby – Étampes et matériel créatif

2. Une carte cadeau à utiliser dans ma librairie

Pour mon anniversaire, en mars, ma famille m’a offert une carte cadeau à utiliser dans ma librairie préférée. J’ai tellement de plaisir à aller fouiner dans les présentoirs et prendre le temps de choisir les livres que je vais acheter. J’y suis retourné à plusieurs reprises juste pour le plaisir de prendre mon temps et de faire les meilleurs choix. Je ne dirais pas non si l’on m’offrait la chance d’y retourner.

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3. Un coloriage de relaxation

J’aime colorier. Quand mes enfants me demandent de colorier avec eux, je m’en fais un plaisir de le faire. Il y a quelque temps, j’ai acheté un cahier de mandalas à colorier. Malheureusement, il est demeuré dans mon tiroir avec seulement une ou deux pages de faites. Je n’accroche pas aux dessins que j’ai. Présentement, j’ai plus de plaisir à colorier les oursons dans les albums de mes filles. Sauf que j’ai vu sur Etsy les Créations de Joëlle Mercier et je suis tombé en amour avec celles-ci. Encore une fois, je ne me suis toujours pas décidé à passer une commande, mais si l’on m’en offrait pour la fête des Mères, je serais très heureuse !

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Source : CreationsJMercier

 

4. Un pot de bonheur

Depuis un moment, je suis fatiguée. Beaucoup même. J’ai un peu de difficulté à voir le positif dans le quotidien. J’ai besoin que ça change. J’ai besoin d’essayer de focaliser sur ce qui va bien. J’ai souvent vu le pot de bonheur dans ma librairie ou ma boutique cadeau préférée. Chaque fois que je le vois, je me demande à qui je pourrais l’offrir, mais en fin de compte ce que je veux vraiment, c’est me l’offrir. Pour moi.

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source : Pot de bonheur

5. Du temps

Mais ce que je voudrais vraiment, c’est du temps. Du temps. Pour être seule, avec mon amoureux, avec les enfants, en famille. Bref, juste avoir du temps pour relaxer, profiter du moment et oublier pendant un instant à quel point c’est le désordre dans la maison. J’aimerais vraiment sortir un weekend.

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Et vous, qu’aimeriez-vous recevoir pour la fête des Mères?

Jeudi confession : Je me sens coupable de ne pas assister à toutes les compétitions de ma fille

Ma fille fait du cheerleading depuis au moins 7 ans. Peut-être plus. J’ai perdu le fil avec le temps. Avant ça, elle a fait du ballet classique, ensuite du ballet jazz. Elle a toujours eu besoin de bouger. Je l’ai inscrite, elle avait à peine 3 ans. Dès le début, j’ai assisté à tous ses spectacles et générales. Si je travaillais, je trouvais le moyen de faire des échanges afin d’être présente. Il m’était inconcevable de ne pas être là.

jeudi confession

En 2010, quand je me suis séparée du père de ma fille, j’ai commencé à ne plus allée aux compétitions qui avaient lieu sur sa fin de semaine à lui. De un, je travaillais, de deux… je ne voulais pas le croiser et, c’était à lui de s’organiser avec tout ça pendant son weekend. J’ai eu beaucoup de difficulté à gérer le fait que je n’assistais plus à toutes les compétitions. Je me suis senti coupable. Longtemps. Mais, j’ai continué à assister à tous les cours où cela m’était possible et toutes les compétitions, spectacles, qui avaient lieu sur mon weekend.

Avec l’arrivée de Bébé Fille, j’ai continué à y aller. Même avec mon tout petit bébé. Ce n’était pas toujours facile, mais j’y trainais toute la famille. Pour moi, une bonne maman, ça assiste à tous les spectacles de ses enfants.

Ensuite, est venu notre Puce. Je me suis retrouvée avec deux bébés à amener dans les compétitions. Ça n’avait plus de sens. Il m’était impossible de regarder ma fille compétitionner tout en courant après une enfant de 2 ans et en allaitant l’autre. J’ai commencé à demander à ma fille de voyager avec une amie. J’ai commencé peu à peu à ne pas aller aux compétitions qui nécessitaient un long trajet.

Maintenant, les seules compétions auxquelles j’assiste, ce sont celles qui ont lieu dans notre ville. Je laisse alors mon fils et mon bébé à mon chum. J’amène Bébé Fille avec moi et on va regarder Princesse danser. Bébé Fille adore ça et moi, je peux enfin regarder ma grande avec fierté.

Ma fille me dit souvent que ça ne lui dérange pas que je n’y sois pas. Qu’elle a beaucoup de plaisir avec les filles avec qui elle voyage. Reste que je continue de me sentir coupable de ne pas y aller et que ça fait un mal fou. Je regarde tous les vidéos qui sont publiés sur la page privée du club de cheerleading ou ma fille apparait. Je ne m’en lasse pas. Elle a beau me dire qu’elle comprend et qu’elle est juste heureuse de pouvoir en faire, je m’en veux de ne pas assister à tous ses spectacles. J’aimerais tellement pouvoir me diviser en 4.