Merci d’être encore là

Vous avez répondu présent à mon dernier billet. Merci. Merci beaucoup. Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais. J’espérais vous savoir encore là, mais en même temps je ne me faisais pas trop d’illusion. J’ai moi-même cesser de lire les blogs que j’aimais. Je ne pourrais même pas dire pourquoi. Dans les dernières années, je me suis beaucoup tourné vers instagram pour délaisser les blogs et Facebook.

réfléchir

J’ai abandonné le blog pour plusieurs raisons. L’impression de n’avoir plus rien à dire. L’impression que je devais écrire pour répondre à toutes les demandes de commandites qu’on m’offrait. J’ai toujours écrit parce que j’aimais y raconter des évènements, mes états d’âme, partager des photos. Au début, quand on m’offrait de tester des produits, et de partager mes impressions, j’avais le sentiment qu’on m’offrait aussi l’opportunité d’avoir de nouvelles idées de discussions. Je créais des opportunités avec mes enfants. Si vous saviez le plaisir que j’ai eu à découvrir de nouvelles recettes, de nouveaux livres, de nouvelles sorties avec les enfants et de les impliquer dans les essais. J’avais un véritable plaisir à le faire et à vous le partagez. J’avais aussi tout autant de plaisir à raconter des trucs du quotidien juste pour le plaisir d’écrire. Mais avec le temps, et avec la popularité de Pomme Cerise, j’ai reçu beaucoup d’offres. Et, j’avais malheureusement moins de temps pour tout faire. J’en suis venu à avoir l’impression que je devais quelque chose à tout le monde et qu’il fallait absolument que j’écrive. J’ai réalisé que je me mettais de la pression pour écrire. J’ai alors commencé à m’éloigner du blogue. Et plus on s’éloigne, moins l’intérêt de revenir est là. Après tout ce temps à écrire, je me suis aussi demandé si j’avais encore quelque chose à dire. Vl’à quelques mois, j’ai écrit quelques billets de blogs. Je ne les ai jamais publiés. Je voulais me monter une banque de textes avant de le faire. J’y parle de nos vacances en particulier. Je devrais peut-être aller y jeter un œil. Ça vaudrait peut-être la peine de vous les partager éventuellement.

Quand j’ai commencé à écrire sur la situation avec Bébé Fille, je me suis dit que j’allais écrire ce que j’aurais voulu lire sur le spina-bifida quand j’ai su le diagnostic. Mais comme toute situation nouvelle, un jour, on s’adapte et notre vie différente devient la normalité. Je n’avais rien à ajouter sur le sujet. Jusqu’à quelques mois. L’entrée à l’école nous remet en pleine figure que notre enfant est différent. L’approche de l’inscription du camp de jour aussi. C’est là que l’idée d’écrire a refait surface. Plus concrètement. Peut-être que j’ai encore quelque chose à dire finalement.

J’ai eu envie d’écrire.

J’ai eu envie d’écrire. Là. Drette là. J’ai laissé ma guenille tomber sur le sol, et j’ai démarré l’ordinateur. Je ne me souviens plus quand cet envie soudain s’est fait sentir pour la dernière fois. J’ai longtemps pensé à redonner vie au blog, mais j’ignorais dans quel sens le faire.

j'ai eu envie d'écrire

C’est temps-ci, je trouve ça difficile d’être maman de 4 enfants. Ou plutôt d’être une maman de deux ados, d’une enfant légèrement différente et d’une petite fille qui entre à pieds joints dans son 4 ans. Je trouve difficile de jumeler mon rôle de maman, d’infirmière, de fille, et de conjointe à la fois. Plus je tente d’être présente pour l’un, plus je sens que je néglige les autres. J’aurais besoin de me diviser en 8 pour satisfaire tous ses rôles ainsi que que tous ceux que j’aime.

Les larmes me viennent un peu trop facilement ces temps-ci. Je ne sais même pas si ce texte verra le jour un moment donné. J’ai juste envie d’écrire. D’essayer de reprendre mon souffle un peu. Juste un peu. Qui sait… si l’écriture m’a aidé un jour, elle m’aidera peut-être encore cette fois-ci.

Princesse a maintenant 16 ans. Presque 17. Secondaire 5, cégep l’an prochain. Un amoureux depuis plus d’un an et demi. Son adolescence n’est pas toujours facile. Ça va  mieux maintenant. Je vois de plus en plus la jeune femme qu’elle devient. Elle grandit en beauté et en sagesse. Parfois trop vite, parfois pas assez. C’est le paradoxe de l’adolescence.

Binou a 13 ans. Un bel ado en devenir. Toujours de beaux grands yeux bleus qui me parlent sans qu’il ait à dire un mot. Seul petit homme de la famille,  il essai de se fondre dans le décors avec 3 sœurs au tempérament bouillant.

Bébé Fille, 6 ans. En maternelle depuis septembre. L’adaptation à l’école se déroule bien. C’est le camp de jour à venir qui m’angoisse. Trois ans aujourd’hui qu’a eu lieu son opération. Le temps file à une vitesse folle. Ce n’est pas toujours facile avec cette cocotte. À 6 ans, elle est intense tant dans la joie que dans colère. Je me dis que je dois avoir quelque chose à apprendre avec cette enfant.

Puce, 4 ans. Elle a toujours été une petite fille facile pour nous, s’adaptant à tout. C’est temps-ci, elle commence à s’affirmer. Fortement. On en reste surpris à chaque fois. Je crois qu’elle tient à nous rappeler qu’elle n’est plus un bébé.

C’est juste un petit résumé.  Je ne sais pas par où commencer. Je ne sais même pas si je dois aller plus en profondeur. Arg. J’pense que je vais cliquer sur publier.

Donnez-moi de vos nouvelles. Êtes-vous toujours là?

Toujours vivante–des nouvelles de la petite famille

Depuis quelque temps, je pense, fort à vous et au blogue. Je me questionne sur l’avenir de Pomme Cerise. Depuis quelques mois, je l’ai laissé à l’abandon pour plusieurs raisons. Je n’ouvrais même pas mon application WordPress ou ma page Facebook afin de ne pas culpabiliser de le laisser de la sorte. Il faut dire qu’entre le travail, les enfants et la maison, je suis un peu à bout de souffle. Écrire pour le blogue n’était plus aussi reposant et amusant qu’au début.

Quand un passe-temps devient une obligation, il est signe que quelque chose ne va pas. Non? J’ai donc tout mis de côté en me disant que ça reviendrait et que mes lectrices les plus fidèles me reviendraient probablement.

Je ne sais pas si vous êtes encore là, ou du moins si vous êtes encore nombreuses, mais je me suis dit qu’il serait peut-être temps de faire acte de présence et de donner des nouvelles de tout mon petit monde.

Ma dernière publication remonte à décembre. C’est fou, mais j’avais l’impression que ça faisait encore plus longtemps que ça.

République dominicaine - gran vantana beach resort

Depuis donc, ça bouge beaucoup. Princesse va fêter ses 15 ans sous peu. Elle grandit en beauté et en sagesse (je ne dirais surement pas ça tous les jours, mais c’est quand même le cas). Elle s’affirme toujours autant que lorsqu’elle était petite, mais en plus elle argumente de plus en plus. Elle joue son rôle d’adolescente à la perfection. Je suis fière d’elle, mais il m’arrive aussi d’avoir un peu le gout de l’échanger contre un modèle plus jeune. Bref, l’adolescence est plus difficile que je ne l’avais anticipée! Et vous, ça se passe comment?

Binou va avoir 12 ans pendant l’été. Il termine son primaire cette année. Il va faire son entrée au secondaire dans le même programme que sa sœur : en PEI (programme d’éducation international). Je suis aussi très fière de lui. Pour lui, aussi, ça va bien. Il grandit. On commence à avoir une petite idée de l’ado qu’il va devenir.

Bébé Fille a 4 ans et demi. Elle est dans son fu** four et le vit à 100 %! Elle a toujours eu du caractère. On y goute et pas rien qu’un peu! Heureusement que la garderie nous dit qu’elle est adorable! En février, cela a fait un an qu’avait eu lieu sa chirurgie. Tout va bien. Pas de véritable infection urinaire depuis! Une chose de moins dans notre quotidien! Par contre, les cathéters eux, en font toujours parti. Ça va bien. C’est rendu une habitude pour nous tous. Par contre, les questions commencent à venir de la part de Bébé Fille. Elle ne comprend pas pourquoi sa sœur n’en a pas et pourquoi, elle ne peut pas uriner sur la toilette. On répond comme on peut, mais c’est difficile à comprendre pour une si petite fille. On rencontre nos plus gros problèmes lorsque l’on sort. Il y a très peu d’endroits qui sont adaptés pour que l’on puisse coucher une enfant de sa taille et de son poids. Ça commence à devenir problématique et l’on doit bien planifier nos sorties.

Puce vient d’avoir 2 ans et demi. Elle est propre et est toujours aussi adorable! Son terrible two se passe bien, même très bien. Je me dis qu’on va finir par y gouter, mais en attendant on en profite! Elle parle de plus en plus et s’affirme. Elle sourit tout le temps. Bref, c’est notre petit rayon de soleil.

Du côté professionnel, ça va bien aussi. J’ai remis officiellement ma démission en janvier dernier à l’hôpital où j’ai donné 11 ans. La proximité de mon nouveau lieu de travail a eu raison de mes derniers doutes. Depuis maintenant un an et demi, je suis plus souvent à la maison. Je travaille toujours dans le même domaine avec mes mamans et bébés, mais j’ai aussi élargi mon champ d’expertise. Je fais maintenant de la pédiatrie et de la salle d’accouchement. J’adore ça! J’en apprends tous les jours!

En avril dernier, mon amoureux et moi sommes partis en voyage pour la première fois. Nous sommes allés passer une semaine en République dominicaine. J’ai adoré. Une semaine sans enfant… ahhh je rêve déjà de repartir… C’était la toute première fois que je partais sans les enfants. Ça fait un bien fou même si on s’ennuie un peu… (bah, pas tant que ça quand même!)

Ce que j’aimerais vraiment recevoir pour la fête des mères

Chaque année, mes chers rejetons me demandent ce que j’aimerais avoir pour la fête des mères. À chaque fois, je leur réponds la même chose. Ce que je veux, c’est une journée ou personne ne chiale pour m’aider, ou il n’y a pas de chicane et qu’on écoute ce que je demande. Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque année… je suis déçu de mon cadeau. Ça ne prend pas 5 minutes (et je suis généreuse) qu’ils oublient la promesse qu’ils m’ont fait.

Alors cette année… peut-être que je devrais demander des trucs matériels qui me font envie ??

Ce que j'aimerais

1. Des cahiers, un planificateur, un journal

J’adore les cahiers de notes. J’en ai plein. Trop peut-être. Peut-être pas aussi. J’en ai qui sont à peine utilisés alors que d’autres sont remplis de mots. Certains me servent pour écrire des brouillons d’article pour le blog, d’autres des questions que je dois poser aux médecins de ma fille, et certains me servent de journaux intimes.

Depuis quelques temps, je vois passer des cahiers sur Instagram comme le Five-minute journal. Il s’agit d’un journal où l’on y consacre que 5 minutes de sa journée pour répondre à 3 questions. Une belle façon d’y voir le positif !

five-minute journal Source : The five-minute Journal

Aussi, je suis fascinée par le planificateur créatif de Tchouby. J’ai tellement cherché un agenda semblable à ce planificateur. À chaque nouvelle photo qui est publiée, je me répète que je dois me gâter. Malheureusement, je me retiens… allez savoir pourquoi.

Tchouby planificateur créatif

Source : Tchouby – Étampes et matériel créatif

2. Une carte cadeau à utiliser dans ma librairie

Pour mon anniversaire, en mars, ma famille m’a offert une carte cadeau à utiliser dans ma librairie préférée. J’ai tellement de plaisir à aller fouiner dans les présentoirs et prendre le temps de choisir les livres que je vais acheter. J’y suis retourné à plusieurs reprises juste pour le plaisir de prendre mon temps et de faire les meilleurs choix. Je ne dirais pas non si l’on m’offrait la chance d’y retourner.

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3. Un coloriage de relaxation

J’aime colorier. Quand mes enfants me demandent de colorier avec eux, je m’en fais un plaisir de le faire. Il y a quelque temps, j’ai acheté un cahier de mandalas à colorier. Malheureusement, il est demeuré dans mon tiroir avec seulement une ou deux pages de faites. Je n’accroche pas aux dessins que j’ai. Présentement, j’ai plus de plaisir à colorier les oursons dans les albums de mes filles. Sauf que j’ai vu sur Etsy les Créations de Joëlle Mercier et je suis tombé en amour avec celles-ci. Encore une fois, je ne me suis toujours pas décidé à passer une commande, mais si l’on m’en offrait pour la fête des Mères, je serais très heureuse !

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Source : CreationsJMercier

 

4. Un pot de bonheur

Depuis un moment, je suis fatiguée. Beaucoup même. J’ai un peu de difficulté à voir le positif dans le quotidien. J’ai besoin que ça change. J’ai besoin d’essayer de focaliser sur ce qui va bien. J’ai souvent vu le pot de bonheur dans ma librairie ou ma boutique cadeau préférée. Chaque fois que je le vois, je me demande à qui je pourrais l’offrir, mais en fin de compte ce que je veux vraiment, c’est me l’offrir. Pour moi.

pot de bonheur

source : Pot de bonheur

5. Du temps

Mais ce que je voudrais vraiment, c’est du temps. Du temps. Pour être seule, avec mon amoureux, avec les enfants, en famille. Bref, juste avoir du temps pour relaxer, profiter du moment et oublier pendant un instant à quel point c’est le désordre dans la maison. J’aimerais vraiment sortir un weekend.

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Et vous, qu’aimeriez-vous recevoir pour la fête des Mères?

Jeudi confession : Je me sens coupable de ne pas assister à toutes les compétitions de ma fille

Ma fille fait du cheerleading depuis au moins 7 ans. Peut-être plus. J’ai perdu le fil avec le temps. Avant ça, elle a fait du ballet classique, ensuite du ballet jazz. Elle a toujours eu besoin de bouger. Je l’ai inscrite, elle avait à peine 3 ans. Dès le début, j’ai assisté à tous ses spectacles et générales. Si je travaillais, je trouvais le moyen de faire des échanges afin d’être présente. Il m’était inconcevable de ne pas être là.

jeudi confession

En 2010, quand je me suis séparée du père de ma fille, j’ai commencé à ne plus allée aux compétitions qui avaient lieu sur sa fin de semaine à lui. De un, je travaillais, de deux… je ne voulais pas le croiser et, c’était à lui de s’organiser avec tout ça pendant son weekend. J’ai eu beaucoup de difficulté à gérer le fait que je n’assistais plus à toutes les compétitions. Je me suis senti coupable. Longtemps. Mais, j’ai continué à assister à tous les cours où cela m’était possible et toutes les compétitions, spectacles, qui avaient lieu sur mon weekend.

Avec l’arrivée de Bébé Fille, j’ai continué à y aller. Même avec mon tout petit bébé. Ce n’était pas toujours facile, mais j’y trainais toute la famille. Pour moi, une bonne maman, ça assiste à tous les spectacles de ses enfants.

Ensuite, est venu notre Puce. Je me suis retrouvée avec deux bébés à amener dans les compétitions. Ça n’avait plus de sens. Il m’était impossible de regarder ma fille compétitionner tout en courant après une enfant de 2 ans et en allaitant l’autre. J’ai commencé à demander à ma fille de voyager avec une amie. J’ai commencé peu à peu à ne pas aller aux compétitions qui nécessitaient un long trajet.

Maintenant, les seules compétions auxquelles j’assiste, ce sont celles qui ont lieu dans notre ville. Je laisse alors mon fils et mon bébé à mon chum. J’amène Bébé Fille avec moi et on va regarder Princesse danser. Bébé Fille adore ça et moi, je peux enfin regarder ma grande avec fierté.

Ma fille me dit souvent que ça ne lui dérange pas que je n’y sois pas. Qu’elle a beaucoup de plaisir avec les filles avec qui elle voyage. Reste que je continue de me sentir coupable de ne pas y aller et que ça fait un mal fou. Je regarde tous les vidéos qui sont publiés sur la page privée du club de cheerleading ou ma fille apparait. Je ne m’en lasse pas. Elle a beau me dire qu’elle comprend et qu’elle est juste heureuse de pouvoir en faire, je m’en veux de ne pas assister à tous ses spectacles. J’aimerais tellement pouvoir me diviser en 4.

Bye Bye 2015!

À l’heure qu’il est, je devrais normalement être en train de me préparer pour aller travailler. Ce matin, 6h15, j’ai eu la chance de recevoir un appel pour m’offrir un absence autorisée. J’ai refusé toutes les opportunités depuis quelques semaines dans le seul et unique (bon presque… outre le besoin d’argent, mettons!) d’avoir un congé dans le temps des fêtes.

bye bye 2015 Pomme Cerise - mes souhaits

Je suis tellement contente d’avoir congé, que je ne suis pas arrivée à me rendormir. Depuis des semaines, je cours après le peu de sommeil que je peux et voila, qu’on m’offre un moment, je n’arrive pas à l’utiliser adéquatement. Ça fait que je me suis dit que je pourrais en profiter pour venir vous offrir mes souhaits de bonne année. Ça fait un bail que j’ai écris ici. Ce n’était pas dans mes projets de ne plus donner signe de vie depuis mon dernier billet, mais il arrive que la vie quotidienne avec les enfants nous rattrape. Dans les deux dernières semaines, j’ai été assez occupé avec les 4 enfants. Tout le monde (sans exception) a été malade. Nous sommes 3 sur 6 à être sur les antibiotiques!

Je m’égare! Je ne suis pas là pour vous raconter nos petits imprévus des dernières semaines, mais bien pour vous souhaiter une belle et heureuse année 2016! Pour la prochaine année, je vous souhaite de la santé pour vous et vos proches! Je vous souhaite aussi d’être entouré des gens que vous aimez! S’ils sont loin, j’espère sincèrement que vous aurez des occasions de vous voir cette année! Je vous souhaite aussi pleins de petits bonheurs. Que ce soit de prendre le temps de vous plonger dans un bain moussant, de sortir en amoureux ou juste regarder les enfants rire. Ce sont tous ces petits bonheurs qui rendent la vie plus belle! Je vous souhaite aussi juste assez d’argent pour que votre quotidien ne soit pas une source de stress et que les imprévus se déroulent bien.

Pour ma famille, je nous souhaite d’avoir des nouvelles pour la chirurgie de Bébé Fille et que tout se déroule bien. Je nous souhaite aussi une année sans mauvaise nouvelle, sans infection urinaire. Je nous souhaite aussi du temps de qualité tous ensembles.

Pour moi-même, je me souhaite d’apprendre à lâcher-prise. Je n’y suis toujours pas arrivée et, j’ose espérer que ce sera pour 2016. Je me souhaite aussi de m’adapter à mon prochain horaire de travail. Je vais aller travailler de nuit dans les prochaines semaines et, j’espère m’y faire rapidement.

Pour le blog, je voudrais consacrer un peu plus de temps à celui-ci. Je vais essayer de lui offrir un peu plus de mon temps lors de mes journées de congé. Le ménage pourra attendre une heure, non??

Bonne année 2016! Au plaisir d’échanger avec vous cette année!!

Les cathétérismes vésicaux : 5 jours plus tard

Il est plus de minuit. Je n’arrive pas à dormir. Je n’arrête pas de recevoir vos commentaires et appuis suite à mon dernier texte. C’est la première fois qu’un de mes textes suscitent autant de partage et commentaires. Je suis un peu sous le choc! Je me suis dit que je me devais vous donner des nouvelles. Parce que, beaucoup de choses changent en une semaine.

bébé fille lac au sable

Il y a une semaine, j’ai passé près de 48 heures à alterner entre les pleurs et la colère. Je me suis beaucoup questionnée. Je me suis remise en question. J’en ai voulu à la terre entière et à moi-même, surtout. Je m’en voulais, et m’en veux encore, de lui faire subir tout ça.

Le premier soir, nous avons décidé de nous installer dans notre chambre à coucher pour faire les cathétérismes. Nous avons aussi décidé de les faire immédiatement après le bain. On se dit que ça fera partit de la routine du soir. Nous n’avons pas le choix d’amener Puce dans la pièce avec nous. Les deux grands étant chez leur père pour la semaine.

Le premier soir, donc, nous avons expliqué à Bébé Fille que nous devions vider sa vessie comme à l’hôpital. Que ce serait maman qui allait le faire. On lui a aussi dit qu’elle pourrait se choisir un autocollant après tout ça. Bien que nous lui avons tout expliqué, reste qu’elle n’a que 2 ans et demi. Qu’elle ne comprend pas que c’est pour son bien. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle n’aime pas ça et que ce n’est pas agréable.

Le premier soir a donc été… une catastrophe tant sur le plan physique que moralement. Bébé Fille a hurlé et s’est débattue. J’ai essayé et essayé de lui faire son cathétérisme sans succès. Je pleurais encore. Mon chum pleurait. Bébé Fille pleurait. Même Puce qui ne comprenait rien, pleurait aussi. Je crois que j’ai passé le reste de la soirée et la nuit à me questionner sur ce que je ne faisais pas adéquatement. Où était mon erreur. C’est fou tout ce qui nous passe par la tête à ce moment-là. Beaucoup de questions et peu de réponse. J’ai chercher des témoignages encore et encore. Sans jamais rien trouvé. Raison pour laquelle j’ai décidé d’écrire sur ce qu’on allait vivre avec Bébé Fille. Si une jour, ce que j’écris aide une seule famille… juste une… j’aurais réussi!

Le second soir, mon chum et moi avons essayer de changer notre approche et notre attitude. Bon, j’étais encore plus stressée. J’avais l’impression que j’allais passer un examen qui déterminerait toute mon existence (J’exagère à peine!). Bref, j’étais stressée. Cette fois-ci, j’ai dit à ma fille qu’elle ne devait pas bouger, que j’avais besoin de son aide pour réussir, mais qu’elle avait le droit de crier et pleurer si elle le voulait.

Elle a commencé par crier et se débattre. Nous étions sur le point d’abandonner quand… un miracle s’est produit! J’vous jure que c’est le feeling que j’avais! Voir ce petit filament d’urine couler tenait du miracle. Quel soulagement pour nous! Le reste de la soirée s’est déroulée dans la bonne humeur et l’espoir. L’espoir que ça irait de mieux en mieux. Que c’était possible de faire des cathétérismes à notre fille sans que ce ne soit un drame à chaque fois.

Le lendemain et surlendemain, ce fut… tellement plus facile! Nous donnons le bain aux filles. Ensuite, nous installons Puce par terre avec des jouets différents de la veille (on conserve son intérêt ailleurs que sur sa sœur qui hurle). Bébé Fille a même commencé à installer sa poupée sur le lit, prend un cathéter et “fait sortir le pipi” de sa poupée! Elle hurle et se débat encore, mais maintenant j’arrive à lui faire son cathétérisme en quelques secondes. Dès qu’on lui dit que c’est fini, elle arrête de crier et jacasse avec nous.

C’est tellement, mais tellement rassurant de la voir comme ça! On se dit que faire des sondages matin et soir ne devrait plus relever de l’impossible. Je sais qu’il va y avoir des jours plus difficiles que d’autres. Pour le moment, on respire mieux et ça fait un bien énorme.

Merci à vous tous pour votre soutien, vos courriels, messages et vos commentaires. Je les lis tous sans exception et, je les fais lire à mon conjoint.  Damia xxx

Je suis dans le déni depuis le début

J’ai écris le texte qui suit le soir même où nous sommes sortis de l’hôpital suite à notre rendez-vous à la clinique de Spina bifida. Je n’étais pas certaine de vous le partager. Mais, depuis que je fais les sondages urinaires (cathétérismes vésicales) à ma propre fille, j’ai cherché des témoignages. J’aurais aimé avoir quelqu’un qui avait passé par là. Mais, je n’ai rien trouvé. RIEN.

J’ai décidé de ne pas  retravailler mon texte, même s’il est peut-être décousu et qu’il manque d’informations. Il a été écrit sous le coup de l’émotion. Je vais vous revenir avec un billet qui explique un peu mieux le pourquoi et le comment. En attendant, je

Bébé fille et labrador toutou

C’est aujourd’hui que nous sommes allés à la clinique de spina bifida pour recevoir une formation sur les sondages urinaires à domicile. C’est maintenant officiel. Bébé Fille aura besoin d’un cathétérisme par jour. Idéalement, deux fois par jour.

Encore une fois, je crois que j’étais dans le gros déni. J’étais persuadée que j’arriverais à le faire sans problème. Pendant que l’infirmière donnait les informations sur le comment, le pourquoi, le quand… ça allait. Je me sentais en confiance. Je me disais que oui,  ma fille allait pleurer au début, mais reste qu’un cathétérisme reste un cathétérisme! C’est inconfortable.  C’est juste plus petit que chez les adultes et c’est tout.

Que j’étais dans le déni. Un vrai de vrai déni. Je crois même que jusqu’à la toute dernière minute, j’attendais que quelqu’un arrive et hurle “S’tune blagueee! C’pas vrai! Bébé Fille n’a pas besoin de cathé! Hahaha! ”. Personne n’est sorti de sous la civière. Personne ne nous a dit que c’était une joke.  Nous n’avons pas eu le choix. Nous avons dû procéder.

Où est-ce que j’étais pour penser que ce serait “pas si pire que ça!”. Même si je suis infirmière, je dois réapprendre la technique. Dans mes cours et dans la vie de tous les jours, tout doit être stérile. Pour Bébé Fille, il suffit juste d’être “propre”. Pas besoin de gants stériles, juste un bon lavage de main. C’est un choc pour la nurse! Faut que je m’adapte.

Une fois que Bébé Fille a été installée, elle a commencé à pleurer et hurler. Elle n’est pas folle. Elle sait ce qu’il l’attend quand on lui demande de se coucher et qu’on lui retire sa couche.

Oh boy.

Faire un cathé à une petite fille de 2 ans et demi qui hurle et se débat, ça n’a rien de facile. J’ai souvent hésité, j’ai eu peur de lui faire mal (surtout quand elle hurle que ça fait mal!) et, un moment donné, je ne voyais juste plus rien parce que je pleurais trop. J’avais juste l’impression que mon chum s’impatientait pendant qu’il essayait de retenir les pieds de notre fille. Un moment donné, j’ai réalisé qu’il ne s’impatientait pas du tout, mais qu’il pleurait avec moi. J’ai pleuré encore plus. Le fait de le voir comme ça, j’ai eu mal. Encore plus.

Nous avons eu une infirmière en or. Je ne me souviens plus de son nom. Mon cerveau n’a pas assimilé cette information. Très patiente, compréhensive, sympathique et empathique. J’aurais donc dû lui dire merci quand j’ai enfin réussi à faire le cathétérisme à Bébé Fille. Mais honnêtement, tout ce qu’on je voulais, c’était quitter l’hôpital et oublier qu’on allait devoir faire ce truc à tous les jours… pour longtemps. Je n’ose pas imaginer le choc que cela doit être pour des parents qui n’ont aucune connaissance médicale. Parce que moi, là… je suis sous le choc d’avoir fait ça à ma fille.

J’espère encore me réveiller et qu’on me dise que c’est juste une joke…. Pis que demain, je dois recommencer. Encore.

Bébé Fille : mise à jour

Cette semaine, nous allons rencontrer l’infirmière de la clinique de Spina Bifida de l’hôpital Ste-Justine. C’est un rendez-vous supplémentaire qui s’est ajouté suite aux tests que Bébé Fille a fait le mois dernier.

Bébé Fille costume été

Les résultats ont confirmé ce qu’on pensait tous. Bébé Fille a de gros résidu d’urine dans sa vessie. En d’autres mots, elle n’arrive pas à vider complètement sa vessie. Ce qui explique les nombreuses infections urinaires des derniers mois. L’urologue de Bébé Fille recommande de faire un ou deux cathétérisme vésical par période de 24 heures.

Pour ceux qui ne connaissent pas, un cathétérisme vésical (ou sondage vésical) c’est l’action d’introduire un tube par le méat urinaire afin de vider la vessie de son urine.

J’ai toujours su que c’était une possibilité dans le cas de Bébé Fille. Le médecin ne nous a jamais caché ce fait. Par contre, je crois que j’ai toujours été en déni. J’ai toujours voulu croire que puisque Bébé Fille n’en avait pas eu besoin à sa naissance, qu’elle aurait été épargné de cette procédure.

Une si petite procédure qui va chambouler notre quotidien encore une fois.

En tant qu’infirmière, ce n’est pas une procédure qui me stresse. J’en fais très souvent chez des femmes qui viennent tout juste d’accoucher. Par contre, le faire sur ma propre fille, c’est autre histoire. Je la vois subir tout ça à chaque fois que l’on soupçonne un nouvel épisode d’infection. Nous devons être deux pour la tenir pendant qu’elle hurle qu’on lui fait mal. À chaque fois, je sors de là, les larmes aux yeux.

J’espère avoir la force de lui faire ses cathétérismes sans pleurer. Parce qu’en ce moment, à chaque fois que j’y pense, j’ai juste envie de me rouler en boule et pleurer. Je m’en veux de lui faire subir une telle chose. Je sais que je ne devrais pas, mais je me demande constamment ce que j’aurais dû faire de différent pendant ma grossesse.

En attendant, nous avons encore quelques jours de répit. Il faut en profiter…