Oh non! Pas encore une infection urinaire!

« Oh non, pas encore une infection urinaire! » C’est exactement ce qui m’est passé par la tête jeudi soir quand j’ai pris la température de Bébé Fille parce que je la trouvais un peu chaude et qu’elle pleurait en attrapant sa couche à deux mains. Une petite voix m’a dit que c’était surement une infection urinaire, encore. La deuxième en moins d’un mois.

Oh non, pas encore une infection urinaire!

Vendredi matin, je devais me rendre à Ste-Justine pour mon suivi de grossesse et un écho de contrôle. J’ai donc laissé ma petite entre les mains de ma belle-maman. Étant elle- une infirmière à la retraire, je savais que mon bébé serait sous bonne garde. Elle m’a même offert de téléphoner au pédiatre de ma fille si celle-ci faisait encore de la fièvre à son réveil.

Lors de notre retour de Montréal, belle-maman était effectivement au téléphone et nous organisait un rendez-vous dans l’après-midi même avec le pédiatre afin que Bébé Fille ait une analyse et culture d’urine. Depuis sa naissance, nous avons comme consigne de nous présenter à la clinique si elle commence une fièvre subite sans autre symptôme. Il y a un mois, Bébé Fille nous a fait ce tableau : petite fièvre par intermittence, plus maussade, un appétit qui fluctue et, des cris lorsqu’elle urinait. Résultat? Infection urinaire au e. coli. Elle a alors eu droit à 3 jours d’antibiotiques intraveineux et 7 jours supplémentaires d’antibio en sirop. Compte tenu que le dernier et unique épisode d’infection remontait à plus de 18 mois, on se croyait à l’abri. Qu’elle belle naïveté!

Vendredi après-midi donc, on s’est présenté à l’unité pédiatrique de l’hôpital de la ville. Je crois bien qu’on commence par avoir fait le tour de tous les pédiatres du centre hospitalier du coin. Après un cathétérisme et des prises de sang, le diagnostic est tombé. Encore une infection urinaire pour la cocotte! Ce ne fut pas une surprise. Je le savais. Mon chum le savait. Maintenant, on n’avait juste pas envie d’aller passer une couple de jours à l’hôpital. Ce n’est pas dramatique, mais à chaque fois que la question se pose, je me demande ce que je fais avec les deux autres. Ils ont beaux être plus grands, ils ont quand même besoin de moi! Mon chum et moi étions en train de prévoir tout ce qu’on ferrait si Bébé Fille devait être hospitalisée.  Nous devions être réalistes. Deux infections urinaires en un mois, il était plus que probable que le médecin décide de garder notre fille pour son traitement. Finalement, qu’elle ne fut pas notre surprise d’apprendre que le traitement serait le même que la dernière fois. Que nous pourrions rentrer à la maison et ne revenir qu’aux 24 heures pour la dose d’antibio. Étant moi-même infirmière, je pouvais prendre soin de son jelco (cathéter intraveineux qui permet l’administration des antibios).

Depuis trois jours, donc, nous nous déplaçons à l’hôpital avec la petite. Pendant une heure et demie, nous devons user d’imagination pour la tenir occupée. Bébé Fille a beau être une “habituée” des hôpitaux, elle n’en demeure pas moins une petite fille de 21 mois. Elle manifeste fortement son mécontentement. Elle ne comprend pas que le bandage sur son bras est là pour son bien et surtout, elle n’aime pas que des inconnus lui fassent des trucs assez intimes! Aussi, bien qu’elle ne marche pas encore, elle aime bouger. Demeurer assis sur une chaise pendant une heure, ce n’est pas toujours facile! Je suis rendu une pro pour faire un sac de jouets/livres/collation en moins de deux minutes et qui sera utile pendant près de deux heures!

Demain, je vais à nouveau rencontrer le pédiatre de garde. Je vais savoir à ce moment si l’on passe aux antibiotiques oraux. Sincèrement, je ne suis pas sure de ce qui va se dérouler demain. En juillet, Bébé Fille a très bien répondu aux antibios. Moins de 24 h après la 1ere dose, la température chutait et je retrouvais ma petite fille. Cette fois-ci, la température a diminuée… un peu. Elle en fait toujours un peu. Elle redevient maussade dès que la température remonte. Aussi, les changements de couches ne sont plus une partie de plaisir. Elle pleure beaucoup. Me dit que ça fait “bobo”, Je crois que les cathétérismes l’ont traumatisé. Ça me brise le cœur de la voir comme ça. Je ne veux pas qu’elle souffre. Je ne veux pas qu’elle reste marqué parce qu’on doit lui faire des tests désagréables. Je n’ai pas envie de la voir hospitalisée, mais je n’ai pas envie non plus qu’on passe à cote de quelque chose. Bref, la maman est épuisée. La maman est à bout. J’essaie de me convaincre que c’est mieux qu’elle ait tout ça maintenant plutôt que lorsque je vais accoucher… mais reste que je suis parfaitement consciente que je vais accoucher en étant déjà au bout du rouleau…

Croisons les doigts pour avoir de bonnes nouvelles demain…

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