S’ennuyer

Jusqu’à présent, je n’avais pas ressenti de tristesse depuis le départ de mes enfants. Au contraire, quand je suis allé les reconduire chez leur père dimanche dernier, j’ai ressenti du soulagement. Ils avaient beaucoup d’énergie depuis quelque temps. Je prenais conscience qu’une semaine sans eux ne pourrait que me faire un peu de bien. Me permettre de me reposer, de dormir et ne penser qu’à mon nombril. Mes enfant me manque, mais j’arrive à profiter de chaque minute. Pas de disputes, pas besoin de me répéter sans arrêt, le ménage qui reste dans l’état où je le laisse…

Jusqu’à il y a quelque minutes. J’étais entrain de ranger les vêtements de mon fils dans les tiroirs et c’est à ce moment là que je l’ai ressenti. La boule qui part du bas du ventre et qui monte à la gorge. Cette boule qui nous donne l’impression de manquer d’air ou d’être sur le bord des larmes. Cette boule qui m’a fait l’impression de recevoir une claque en plein visage. Cette boule qui m’a rappelé que mes enfants ne seront pas ici avant le 1er janvier. Il ne reste que trois jours. Mais ces trois jours me semblent interminables. Trois longues journées. Trois journées de trop.

En ce moment, je voudrais les avoir avec moi. Je voudrais les prendre dans mes bras. J’aimerais les entendre se disputer, rirent, pleurer, courir, sauter. J’aimerais leur dire que je les aime. J’aimerais planifier une soirée avec eux. J’aimerais juste les voir…

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