En direct de ma chaise de plastique

Encore une fois, je me retrouve assise sur la chaise grise de la clinique médicale. Les chaises sont toutes identiques. Toujours aussi inconfortable, toujours aussi froide toujours aussi in-sécurisant. Je ne crois pas qu’un jour, je pourrais y être en me sentant confiante.

Même place toutes les deux semaines, mais atmosphères différentes. Cette semaine, nous sommes 9 dans la salle sans compter les secrétaires ou l’infirmière. C’est beaucoup plus silencieux. Je n’en suis pas moins nerveuse. Je dois aller parler de moi. Je dois aller répondre a des questions  personnelles, intimes. Des questions auxquelles je ne veux pas toujours répondre… Pour la toute première fois, je ne crains pas de me faire dire que je retourne sur les planchers de l’hôpital. Pour une fois, j’ai vraiment conscience que je n’ai pas la concentration nécessaire pour aller prendre soin des nouveaux-nés.

Si je prends le temps d’analyser ce que je ressens en ce moment… je me sens mieux que d’habitude. En ce moment précis, je sais avec certitude que je vais aller mieux. Que je vais passer à travers.  Que je vais avoir le goût de sortir, de voir du monde. Que je vais avoir envie de prendre la voiture. Que je vais réussir à lire un livre.