Grosse semaine

Je me sens épuisée comme si j’avais eu une semaine de fou au travail, en plus d’un millier de rendez-vous, ménage, rencontre parent-prof. Bref, vous voyez le genre de fatigue que l’on ressent le vendredi soir après une telle semaine? Je me sens comme ça. Sauf que dans mon cas, je n’ai pas travaillé, pas de rencontre, pas de réunion, pas de ménage. Bref, rien!

Lundi : mon chum avait congé. Il a passé la journée avec deux de ses amis dans le sous-sol avec des jeux vidéo. J’avais ma rencontre avec ma psy. Un souper le soir avec les amis de mon chum. Mes enfants étaient chez leur père.

Mardi : Qu’est ce que j’ai fait? Levé à 11h. Une brassée de draps pour le retour des enfants. J’ai fait le souper. Retour des enfants. Oh, c’est vrai… la fameuse lettre.

Mercredi : Diner avec une gang de la job pour la retraite d’une collègue. Beaucoup d’amies vues. Beaucoup de question sur mon état. Pour le souper, on est allé chercher un poulet au IGA. J’étais épuisée. Pas question de cuisiner. J’ai reçu la fameuse réponse.

Jeudi : Dans l’après-midi, je suis allé dans la classe de mon garçon pour aller aider à superviser 21 petits monstres qui faisaient de l’argile. Ma fille commence à couvrir qq chose. Se lève en pleine nuit. Souper : je cuisine parce que j’ai le goût. On est allé magasiner un ordinateur pour mes parents parce que la leur est capoute. Mon chum connaît ça.

Vendredi : Ma fille malade se matin. Je l’ai gardé à la maison. Elle pète le feu une fois que le tempra et advil font effet. Panne de courant. Retour à l’école pour ma fille à midi. J’ai magasiné des cadeaux pour trois enfants, car nous avons trois fêtes ce week end. Neveu : 2 ans. Amie de mon fils : 7 ans. Amie de ma fille : 10 ans. 100$ de dépenser en 30 minutes.

Finalement, j’ai peut-être raison d’être brûlée. Et le week end n’est même pas commencer. Comment je vais faire pour faire tout ça et travailler en même temps? Comment est ce que j’y arrivais? Juste l’idée de retourner travailler m’angoisse. Merde, comment je vais faire pour ne pas me retrouver dans la même situation? En plus, au travail ça ne faisait que devenir pénible. Je sais que le manque de personnel est encore plus dramatique depuis septembre. La clientèle est toujours en hausse. Sincèrement, je ne sais plus comment je vais faire pour faire du temps complet. Je ne sais pas comment je vais faire pour passer à travers. Je commence de plus en plus à me dire que je devrais peut-être commencer à me chercher autre chose, sortir des hôpitaux. J’aime mon travail, mais pas dans ces conditions, pas dans l’état que je suis. Je ne peux pas retourner tout de suite. svp… pas tout de suite. J’ai encore trop de chose à régler dans ma tête et dans ma vie.

Ce week-end, il y a le cours de gym de mon fils, le cours de cheer de ma fille. Bien entendu, ils ne sont pas en même temps et il n’y a que trente minutes qui les séparent. Habituellement, nous les emmenons déjeuner chez McDo, car il est entre les deux cours et ainsi, ils mangent quelque chose. Dans l’après-midi, mon fils doit aller à la fête de son amie. Le soir, ma fille doit se rendre à un pyjama party. Heureusement, elle dort là. Mais entre la fin de la première fête et la deuxième, j’ai moins de deux heures pour les faire manger, préparer et jouer au taxi à nouveau. Le lendemain, heureusement nous n’avons qu’un party-diner pour le petit neveu de 2 ans. La dedans, nous devons trouver du temps pour aller remonter le nouvel ordinateur de mes parents et ré écrire à mon ex. Finalement, est ce que j’ai le droit d’aller me cacher son mon lit, me rouler en boule et attendre qu’on soit lundi? Je carbure à la caféine depuis ce matin en espérant voir une différence. Le hic? Ça commence tout juste à faire effet et j’ai comme le feeling que je serais incapable de dormir ce soir, une fois la tête sur l’oreiller.

Je suis supposée être entrain de me reposer. Est ce que mon médecin ne pourrait pas me prescrire une semaine dans un tout inclus… dans le sud???