Je déprime. Bon, peut-être que le terme est un peu fort, mais quand même. J’ai les blues. J’ai juste pas le goût. J’ai aucune motivation. Pourquoi?
Demain, c’est le retour au travail pour moi. Je ne serais plus là le soir pour la routine, pour les dodos, pour les soupers en famille, les devoirs, les bains, les calins devant la télévision. Je trouve ça toujours très dur de retourner travailler quand j’ai été un moment à la maison tous les soirs. Si je travaillais de jour, je crois que ce serait moins pire. Messemble que même si je travaillais, je vivrais quand même la routine avec mes enfants et mon homme. J’ai l’impression de les abandonner. Et pourquoi? J’aime mon travail, mais en même temps est c e qu’il vaut la peine que je les laisse? Est ce que tout ça mérite les sacrifices? J’ai des doutes. Surtout avec le retour au travail/études de mon chum, ça m’angoisse à fond. Je ne sais plus si tout ça vaut la peine. J’suis fière que mon chum ait des projets, mais j’ai l’impression d’être égoiste en continuant à travailler de soir.Mais en même temps, si je demande à aller de nuit, on a un problème le matin, car il doit partir très tôt et si je réussis à aller de jour, on va être deuxà être pogner dans le traffic matin s et soirs.
Mais en même temps, je ne peux pas ignorer que j’ai un poste permanent, avec des fériés, des maladies, 4 semaines de vacances annuelles, une prime parce que je suis de soir ainsi qu’une prime parce que je serais assistante pour les prochains 6 mois. Et, je l’aime mon département, j’aime mon équipe. J’aime le fait que je ne demeure pas ds la même ville, que je ne risque pas de tomber sur mes patientes en faisant l’épicerie, Le voyagement ne me dérange pas. L’horaire est parfaite pour mon rythme à moi. L’été, je n’ai pas à envoyer les enfants en garderie ou camp de jour, je peux faire venir une jeune fille juste pour le nombre d’heure où il me manque quelqu’un. Je commence à avoir suffisament d’ancienneté pour avoir un choix de vacances interessants…
Je sais que ça va me passer. Que je dois juste commencer par recommencer. Ça ne sert à rien d"angoissée trop vite. Un jour à la fois…


Aller savoir pourquoi, mes les petites voisines qui sont par le fait même les amies de ma fille par intervalle. Intervalle, car parfois ce sont ses bests, parfois elle ne leur parle plus et parfois ce sont juste ses amies. Bref, je finis par m’y perdre dans ses histoires. Mais ces petites filles-là, elles sont deux à demeurer juste en haut de chez nous avec leur frère et leurs parents. Quand on connait la vie sexuelle de leurs parents, leur routine de dodos, leurs chicanes, ben on les apprécie moins. En plus, ils ont le dont de domper leurs enfants en bas et c’est à moi que revient le privilège de gérer les chicanes, les soifs intenses, les envies de pipi subites alors que leurs parents sont allé faire l’épicerie sans nous demander si ça nous dérangeait d’avoir leurs
J’ai l’impression d’être une énorme boule de stress. Je suis le stress incarné. J’exagère à peine.
Je crois que c’est la toute première fois que je vois ça depuis le début de l’été… et ça arrive quand je retombe en vacances!!!!!!