Archive de 14 septembre 2007
Ma fille…
Tous les midis, je vais chercher ma fille pour la ramener à la maison pour le lunch et je retourne avec elle pour la ramener. J’ai l’intention d’avoir cette routine tous les jours de la semaine. Car, faut pas se leurer, je ne la verrais pas beaucoup lorsqu’elle ira à l’école et que je travaillerais. Ce qui va arriver la semaine prochaine.
Tous les jours, il y a les deux enfants des voisins qui marchent, que dis-je qui s’imposent à nous trois fois par jour! Au début, ça allait bien. Ils sont gentils, ma fille les aime bien. Par contre, plus ça va et plus je dois jouer à la police. Le frère et la soeur passent leur temps (les 3 fois par jour où je fais l’aller et/ou retour) à se chamailler, crier et pleurer. En plus, je vois bien que ça énerve ma fille. Dans ce temps là, elle court plus loin. Ça enlève tout le plaisir qu’on avait à discuter ensemble. Et puis, je me trouve ingrate, impatience, intolérante de penser de telles choses. Ce ne sont que des enfants. Mais qu’est ce que je peux y faire??? Ils me tapent sur les nerfs! Je suis tannée des “pourquoi”, “est ce que je peux manger chez vous”, “est ce que ta fille peut m’inviter à jouer chez vous”, “est ce que je peux avoir une collation”, “où vous allez”, “pourquoi tu fais telle chose”, “quand”. Je suis tannée de les entendre insister. Je suis tannée qu’ils me demandent sans arrête quelque chose et qu’ensuite, ma fille me regarde comme si j’étais la mère la plus poche du monde. S’ils ne faisaient que jouer ensembles, parler ensembles. Ça irait. Mais non, il faut qu’ils se collent à moi! Quand ça jouent dehors, ils sont toujours entrain d’ouvrir ma porte patio et entrent chez moi sans s’annoncer. Ils sonnent sans cesse pendant l’heure du souper. Ils demandent à ma fille de quémander à leur place alors qu’elle ne le fait pas habituellement.
Bref, je suis tannée!
Mais ce midi, pendant qu’ils jacassaient à mes côtés et que, je m’en excuse, je ne les écoutais pas, je regardais ma fille courir. C’est fou comme je l’ai vu comme elle est. Elle est belle, ma fille. Elle grandit de jour en jour. Elle devient une petite femme. Sa personnalité se déssine peu à peu. Elle m’affronte, me réponds, m’ostine. Malgré tout ça, malgré le fait que je sais que l’adolescence ne sera pas facile. Je me rends compte à quel point c’est inimaginable tout l’amour que j’ai pour elle. Je suis tellement fière d’elle. Je n’arrive pas à croire que j’ai fait avec mon propre corps (que je déteste) une chose aussi parfaite. Elle est féminine jusqu’au bout des ongles, mais avec tellement d’énergie.
Je dois constemment lui dire non pour le maquillage à l’école, lui refuser de lui achetter des souliers à talons parce que je considére qu’elle est trop jeune. Je dois lui rappeler qu’elle n’a pas besoin d’amoureux pour le moment… car elle me parle beaucoup d’un petit garçon de son âge. Elle sait ce qu’elle doit faire si un inconnu veut la toucher à un endroit personnel, elle sait ce qu’elle doit faire s’il y a un feu. Elle sait presque comment se font les bébés (ne lui manque que le détail le plus important!) Elle est fière de me montrer ce qu’elle a appris dans sa journée à la maternelle.
Ma petite fille a 5 ans. Ma petite fille grandit. Ma petite fille évolue et voilà que le monde extérieur ont aussi un impact. Je trouve ça dur… très dur par moment.
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